mai 22 2013

XBox One, la première des dernières

Xbo

Oui Sony avait fait une bonne conférence d’annonce de sa PS4, rassurant ainsi investisseurs, développeurs et joueurs. Mais on en sortait avec un gout de trop peu et on se demandait où était la console. Non parce que le joueur aime savoir si il devra planquer la console ou non.

Et alors que Sony apprends encore à utiliser les logiciels de montage pour pouvoir nous montrer une photo non censurée (c’est des japonais en même temps), Microsoft construit un amphithéâtre pour montrer sa machine. C’est d’ailleurs la première chose qu’ils ont fait !

 

Non devons vendre des Kinect

Non devons vendre des Kinect

Pour le reste c’est une PS4 en plus cheap, 8 cœurs, 8Go de RAM DDR3 (donc moins rapide), 500Go, surement la même puce graphique datant d’il y a un an et demi et surtout un nouveau Kinect. Bref rien de nouveau sous le soleil des abysses. Surtout qu’ils nous ont bien gavé avec Kinect, pourtant on s’en tape, 1/3 des joueurs n’ont même pas assez de place pour pouvoir l’utiliser. Super on va pouvoir utiliser sa console à la voix, typiquement le truc que t’essaie une fois avant de l’oublier totalement. Console all-in-one, télé, vod, séries, bla-bla… On s’en tape en France on n’a pas la connexion internet pour ça de toute manière.

Non mais Halo quoi ! Voilà Steven Spielberg qui reprend la saga Halo pour en faire une série télé et un film. L’attrait de l’argent facile sans doute. Mais après avoir vu le désastre de Terra Nova (de Spielberg justement) et Falling Skies qui a presque disparu de la circulation on ne peut qu’avoir peur de l’adaptation en série des aventures de Master Chief.

Où sont les dinosaures?

Où sont les dinosaures?

Donc on nous a gavait jusqu’à la moelle avec les supers fonctionnalités de la Freebox Revolution… Pardon Xbox One puisque décidément Microsoft ne sait pas compter (ou a oublié la Xbox première du nom). Et on nous a parlé de sport, oui de sport durant trois plombes avec du NBA Live 14, du FIFA 14, du Madden 14 et tous les trucs de EA Sport qui, y parait, ont une IA de malade.

IA qu’ils devraient plutôt mettre dans les rares jeux gamers annoncés, j’ai nommé Forza 5, Quantum Break et Call of Duty Ghosts. Forza 5 est toujours aussi beau, enfin je crois car ce n’était qu’une cinématique. Tout comme pour Quantum Break, le jeu de Remedy, c’est l’histoire d’une fillette qui fait sa crise d’adolescente et bim ! Michael Bay apparaît  Au lieu de lire les scénarios de David Cage ils devraient plutôt réembaucher Alan Wake mais ce n’est que mon avis.

Journalisme total!

Oui l’article est aussi vide que la conférence puisque celle-ci s’adressait plus au public américain (quoique les applaudissements étant enregistrés je pense qu’ils s’en foutaient) il fallait donc faire du patriotisme et finir sur la licence de la mort qui va faire vendre des machines par cartouches de 60. Call of Duty.

Call of doggy modern wafwafJ’attendais cette conférence pour enfin arrêter de troller sur Call of Duty, en espérant très fort qu’ils allaient vraiment faire des jeux dignes de la PS3/360  et non des vieux portages du Quake Engine gonflé aux hormones transgéniques. Preuve ultime de l’incompétence des développeurs. Et qu’on ne vienne pas me dire que vous recherchez avant tout de la fluidité, pour cela il faut des serveurs dédiés et non des joueurs hébergeant les parties de Call of Doggy
Donc après nous avoir montré des développeurs heureux et des modèles 3D tout en s’auto-congratulant avec moult « your community is awesome » et « this is the most beautiful CoD ever », les voici en train de nous vanter les mérites d’un nouveau moteur graphique. Enfin je crois puisque les modèles 3D ressemblent à des vieux trucs de 2008 et on n’en a rien à foutre des textures de poils. Sérieusement les gars vous venez vraiment de nous parler des poils d’un clébard lisse comme pas possible et aussi expressif qu’un poisson mort. C’est donc ça la nouveauté ultra top que vous nous sortez pour CoD Jesaispascombien.

J’aime manger toujours la même chose!

Le trailer ne vaut pas mieux, on dirait un vieux truc flou pour un fps au rabais jouant sur l’américanisme primaire pour vendre quelques boites. Le tout avec un toutou tout juste bon à récupérer les grenades et à géner votre champ de vision. Et quel sera son intérêt online? Des batailles de clebs à la Pokemon? Vive Call of Doggy et 30 Millions d’Ennemis. C’est donc ça la next-gen. C’est donc ça l’argument massue de Microsoft, un cod pourri, du social, du motion gaming et une Freebox Revolution.

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Le trailer m’a fait penser à ça!

On second hand games: you buy disc, it installs, you play from HD. Sell disc, it installs to new console and deactivates your install.

Pour finir en beauté, on apprends que la Xbox One ne lira pas les jeux 360 et sombrera dans la mode du pass online car il sera obligatoire d’installer son jeu sur le disque dur intégré, empêchant ainsi tout prêt du jeu puisque celui-ci sera lié à la console (j’imagine pas les merdes en cas de mort de la machine). C’est sur Microsoft a tout compris… de travers ! 500 Go c’est ridicule, on fera rentrer 10 ou 20 jeux maximum et basta. Je pensais que les constructeurs ferait preuve d’innovations alors qu’ils veulent juste rentabiliser les motion-controllers qui leurs ont coutés les yeux de la tête.

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mai 20 2013

Enter the Last Metro Light

Logo Metro Last Light

Pour une fois le métro n’a pas eu de retard et il n’y a pas eu d’accident de parcours pour se rendre à l’événement Metro Last Light, le dernier jeu de 4A Games, c’est dans les couloirs sombres de Issy les Moulinaux que Koch Media a accueilli blogueurs et journalistes dans un cadre collant tout à fait à l’ambiance sombre du jeu. Le vigile vérifiait d’ailleurs nos tickets (offert par Sebavenger) à l’entrée du haut de son accent russe et de son air grave ! Mais en fait le mec connaissait juste un mot de russe et son costume venait de l’accessoiriste du coin.

Avant d’aller parler à mes connaissances, j’ai assisté à une présentation du jeu par deux développeurs ukrainiens qui ont vite abandonnés l’idée de nous parler, les français comprenant mal l’anglais, c’est l’auteur des romans Metro, Dmitry Glukhovsky qui nous a présenté son univers dans un français parfait. Et le mec ose nous dire qu’il parle mal français. En plus il était hyper intéressant. D’ailleurs un film est en prévision et vu les trailers avec des vrais acteurs qu’on nous a montré il y a matière à faire un truc top.

Et cet univers est très prenant, glauque et donne pourtant envie de s’y plonger. Plonger dans la déchéance de l’humanité, l’apocalypse et les idéologies extrémistes comme des groupuscules nazis. Metro se passe à Moscou après une guerre nucléaire qui a ravagé la surface, seuls les habitants qui se sont réfugiés dans le métro ont pu survivre. Enfin ça c’était avant que notre joueur ouvre un passage vers la surface et laisse ainsi rentrer des créatures mystérieuses, les Sombres (appelées Noirs en VO mais du coup ils ont changé le nom car « J’ai tué plein de Noirs » ça passait moyen chez nous).
Même si Metro 2033 avait deux fins, les développeurs ont choisi de continuer l’aventure en partant de la mauvaise fin, résultat il ne reste plus de Sombres, sauf un et le héros devra essayer de communiquer avec lui. Le jeu est donc différent du roman Metro 2034 même si à la base il devait fortement s’en inspirer.

Ambiance dérangeante et pourtant reposante

Ambiance dérangeante et pourtant reposante

Pour avoir fini le jeu, il est très beau et surtout optimisé, fini les machines de guerre nécessaires pour jouer à MMetro 2033. Enfin il reste très gourmand mais l’ambiance est excellente. L’histoire est le point fort du titre ainsi que la façon dont sont traités les différents mouvements du 20ème siècle (nazisme, communisme, anarchie…), j’ai trouvé que les explosions étaient un peu trop présentes par contre. Rassurez-vous le gameplay n’est pas en reste et Metro Last Light flirte avec le jeu de survie/horreur avec une gestion des munitions et de l’oxygène (l’air extérieur étant vicié). Ça reste du post-apo avec ses codes et ses environnements sombres, désertiques et désertés mais la découverte de certaines zones nous fout une claque bien sonnante  Notamment au début lorsque vous découvrez la surface c’est assez sympathoche.

Durant le reste de la soirée on pouvait jouer, bien sûr, au jeu (sur des PC de guerre signés nVidia) et manger des spécialités russes. Ce n’est pas mauvais et souvent à base de champignons froids et de sucres. Bien sûr il y avait quelques bouteilles de champagnes, de la bière et du coca mais les vrais hommes carburaient à la vodka. Il y avait une vodka fruitée excellente, bien loin des pisses-vinaigre des supermarchés. Et il y avait un stand photo avec une demoiselle courtement vêtue mais on se demande ce qu’elle foutait là car le jeu ne s’y prête pas vraiment.

Dlm

Personnellement j’ai plus discuté avec l’éditrice des romans de Glukhovsky, qui sont édités par l’Atalante, j’ai appris beaucoup de choses sur le monde l’édition, comme par exemple les chiffres de vente de certains livres. 8000 exemplaires vendus est donc un bon score ce qui est assez révélateur de la mauvaise santé des livres. J’ai aussi fait la lumière sur le pourquoi des prix des livres dématérialisés. Si un pdf est aussi cher qu’un livre papier c’est parce qu’un ouvrage à un prix unique. Merci la loi toujours en retard sur les nouvelles technologies ! Par contre je regrette vraiment de ne pas avoir pris une interview avec l’auteur c’est quelqu’un de passionné avec un univers riche. Même si il ne se considère pas comme un scénariste de jeux, il créé beaucoup trop de personnages dans ses livres ce qui fait qu’ils sont faciles à adapter en jeu.  Il est plutôt content du rendu final, fidèle à son univers.

Bref l’événement était vraiment sympa et le jeu vaut vraiment le coup si vous accrochez à ce genre d’univers. Néanmoins il reste assez court, trop peut-être pour s’imposer comme un titre majeur de 2013. Pour ma part je vais lire Metro 2033 qu’on nous a donné (et dédicacé).

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mai 11 2013

Cyprien, le malaise en 5 minutes

Roi du podcast humoristique, Cyprien ratisse large du haut de ses 2 millions et demi d’abonnés. Son public est jeune et surf sur la vague toujours mouvante de l’humour rapide. En 5 min un podcasteur doit faire rire! D’abord jeune adulte sans le sou abordant des problématiques de tous les jours dans son appart Ikea avec sa webcam fisheye, il est devenu en un an le faire-valoir de la génération internet.

Et le voilà invité sur les plateau télé ou en caméo avec son ami Norman dans diverses émissions. Mais c’est aussi là que l’on se rend à l’évidence, hors du contexte des vidéos courtes, Cyprien n’est pas drôle, juste risible, ses apparitions poussent au ricanement. L’échec de Norman dans Pas très normales activités de Maurice Barthélemy confirme la tendance, les podcasteurs ne sont fait que pour le format très court.

Et alors que son grand nombre de vues permet à Cyprien de poster que quelques vidéos et d’apparaître régulièrement dans les sketchs de ses amis. Il profite de ce temps libre pour détruire tout ce qu’il a commencé! Les deux dernières vidéos de sa chaine principale risque de couler celui qui s’appelle lui-même Monsieur Dream. La première n’est qu’une vaste promotion de sa boutique de t-shirt. Dommage qu’il est essayé de faire de l’humour car son tuto pour plier ses t-shirts en 30 secondes est fortement utile. La boutique en elle-même aurait  pu être bien si il y avait eu plus de visuels, le consommateur reste donc sur sa faim, rictus au coin des lèvres.

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Et la seconde vidéo méritait une analyse à elle toute seule ainsi qu’une petite moquerie en vidéo réaliser à 3h du mat qui devrait m’attirer la colère de nombreux fans confirmant ainsi que le podcast n’est pas fait pour moi.
5 min, c’est globalement le temps qu’il a fallu a Cyprien pour sortir ce nouveau chef-d’oeuvre. Le temps pour lui de réaliser que youtube avait activé la transcription automatique des paroles (feature nouvelle selon lui et pourtant existante depuis presque un an). Dans ce cas faisons une vidéo complètement whathefuck selon son instagram (vous savez ce truc de hipster quasiment mort et enterré ) dont voici la recette:

  1. Activez les sous-titres français sur votre vidéo la plus vue.
  2. Enregistrez cette vidéo.
  3. Lisez les sous-titres ainsi obtenu à la place des paroles originales
  4. Enjoy!

C’est rapide et sans douleur, d’autant que la vidéo qui avait buzzée par le passé prendra de nouveau du galon!

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Trêve de plaisanteries, Cyprien réussi à créer la pire vidéo de sa chaine à partir de la meilleure qu’il est sorti. Laissons lui au moins ça, son clash de Cortex est une excellente vidéo, tant au niveau du clip que des paroles. L’ensemble est à des lieues des productions de Cortex 91 les PiresMamies et est une vidéo que j’apprécie énormément!

Cyprien-Gaming

Et comment ne pas parler de Cyprien sans parler de Cyprien Gaming, sa chaine jeux vidéo créée avec l’ami Squeezie où Norman et Maxime Musqua n’hésitent pas à s’incruster. Fini le homemade avec fraps et une webcam et bonjour au mother-fucking studio de tournage à la Smosh Games avec consoles et canapé, le tout agrémenté d’une intro sur fond de dubstep. Pas de doute ce décor « so 2012″ s’adresse aux gamers mais on se demande lesquels. Blagues pas drôles et expliquées, cuts tous les 10 sec pour montrer que tout le monde s’éclate et phases de gameplay où l’échec est mis en avant. Les vidéos sont certes très bien montées mais ça passe pas, on ne rit pas, on n’apprend rien, bref on s’ennuie. C’est comme regarder tes potes jouer alors que tu es enfermé dans une boite de verre.

Le fail est souvent à l’honneur sur les chaines youtube, cela permet de faire de l’humour facile mais  le cas Cyprien Gaming, cette tentative d’humour nuit à la présentation du jeu! Jeux pourtant bien sympathiques avec de nouveaux jeux indépendants bien loin de la première vidéo de Injustice où suinté les billets verts et le paquet de Doritos.

Alors pourquoi avoir peur de cette chaine si elle n’est pas si mal que ça? Car Cyprien est connu, trop connu, il suffit de voir le nombre de sites généralistes qui ont parlés de cette nouvelle chaine, de Melty au Figaro, tout le monde a encouragé l’ami des médias. Et l’icone de la génération Y se retrouvera bientôt représentant de la génération gamer et sera propulser dans diverses chroniques de jeux en tant qu’expert qualifié. Et je le vois mal défendre la profondeur d’un Metal Gear Solid: The Phamtom Pain ou défendre les apprenties tueurs jouant à GTA  V.

Jaloux moi? Nooon, juste j’aimerais pouvoir faire de vrais podcast un jour!

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mai 01 2013

Le Stunfest 2013, ça tatane!

 Il y a des fois où le travail te surpasse, où celui-ci te fait craquer et où tu veux t’enfuir de ton petit train-train quotidien donc direction Rennes pour une petite convention plus que prometteuse. Le Stunfest ! Encore une fois en Bretagne, cette convention m’a beaucoup rappelé les Geek Faëries d’Orléans (qui se tiendra de nouveau en Septembre prochain), car l’ensemble est convivial, amicale et surtout plus intéressante que les grosses conventions remplient de vendeurs d’armes pour otakus en herbe.

Ici point de queues interminables à dédicaces mais un hommage aux jeux d’arcade et de combat. L’occasion de découvrir aussi une communauté plus mature et passionnée priant le dieu du stick. Nombreux sont ceux aiment défoncer leur adversaire dans un grand melting-pot et ses quelques échanges de baffes permettent à chacun de faire connaissance. Malgré la présence des vidéastes bretons, les fans n’étaient pas aussi nombreux que dans les conventions habituelles.

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Ainsi on retrouvait toute l’équipe du Nesblog qui sponsorisé d’ailleurs l’évènement, de Usul à Cœur de Vandale en passant par Kaox et Karim Debbâche. Les différents chroniqueurs de Jeuxvideo.com étaient présent (à part Mamytwink et le présentateur du très bon « Le Fond de l’Affaire »). Pour ma part j’étais encore plus heureux de retrouver Fred et Seb du Grenier, Baltou, Paulo, Nyo, Cauet, At0mium, Meeea, Rufio et tous ceux que je connais de près ou de loin mais qui se sont prêtés au jeu et se sont présentés en vidéo. Ce fut aussi l’occasion de me présenter à LinksTheSun ou Antoine Daniel, qui contrairement aux apparences n’est le frère de Benzai.

Merci encore à ceux qui sont venus me dire bonjour ça fait chaud au cœur de voir un peu qui nous suit

Plus que des « célébrités » Ken Bogard, Bob et les autres sont des personnes que j’apprécie et ce genre d’évènement permet vraiment de souder des liens entre créateurs de contenus. Alors que certains se sentent exclu de ce cercle pourtant très ouvert, nous discutons entre nous et on raconte tout un tas de conneries bien loin de ce que les gens connaissent de nous. Cela permet de briser la glace dirons-nous. Merci encore à ceux qui sont venus me dire bonjour ça fait chaud au cœur de voir un peu qui nous suit.

Mais le Stunfest n’était pas un rassemblement people, c’est avant tout une messe dédié au stick, au dosage intensif donc direction l’arène pour prendre en main quelques maniac shooter , bornes et autres jeux de combat. De Dodonpachi à Crazy Taxi en passant par les différentes déclinaisons de Street Fighter, chacun trouvé son bonheur. En plus on pouvait se poser dans des transats pour admirer des superplayeurs, elle n’est pas belle la vie ?

Non ! Répondra mon corps qui crevé de froid malgré le soleil breton, Allo quoi ! Y a du soleil et il fait 10°. C’est comme si t’étais en Bretagne et qu’il ne pleuvait pas ! Bon ce n’était pas non plus comme pendant la guerre de 78 mais je me les pelait et à l’intérieur on crevait bien entendu de chaud. On est tout de même resté les trois jours pour pouvoir assister aux diverses conférences qui avait lieu le samedi et qui doivent être disponible en replay sur le site officiel.

Conférence with At0mium et Yann Leroux

La première qu’on a vue était sur l’apport du jeu vidéo dans le développement de l’enfant. C’était animé entre autre par At0mium et Yann Leroux (psychanalyste et auteur de « Les jeux vidéo ça rend pas idiot »  ) et présenté par Cœur de Vandale. Et alors que de nombreux parents ont une peur quasi maladive des jeux vidéo, voyant en eux qu’une cause de l’échec scolaire de leur enfant, d’un catalyseur de folie et un renfermement sur soi-même. Les intervenants voient plus un outil de découverte et d’apprentissage bien loin des soporifiques serious games. Il est cependant dommage d’orienter la conférence à grands coups de citations philosophiques rendant juste l’ensemble imbuvable. Le jeu vidéo est média jeune non soumis aux codes traditionnels, pourquoi vouloir le brider ?

les jeux diffusés via Steam, XBLA et autres agrégats de jeux dématérialisés sont-ils vraiment indépendants?

Notre côté minecratien et donc sensible à l’indépendance des jeux vidéo nous a poussé à assister à la conférence sur les jeux indépendants. Ces jeux sont très souvent un symbole de liberté et surtout d’innovation car c’est de là que sortent de nombreux concepts à mille lieues des fps vus et revus. Fez a été cité assez souvent car bien qu’indépendant il est tout de même vendu sur la plateforme de Microsoft. Ainsi les jeux diffusés via Steam, XBLA et autres agrégats de jeux dématérialisés sont-ils vraiment indépendants? D’une part oui puisque leur développement n’est soumis à aucune contrainte ; mais de d’autre part le jeu doit tout de même se vendre et être diffusé. La liberté ne tiens qu’à un fil et pour une dizaine de jeu prisé par la critique, un millier d’autres attend dans les tréfonds de l’internet. Bref là encore je vous convie à mater le replay ! Au passage j’ai conclu la conférence en demandant si certains développeurs n’étaient pas un peu trop over-hypés et trop mis en avant par rapport à leur création. Je pense principalement à Notch et sa Minecon ou au créateur de Fez déclarant que les joueurs devraient payer son jeu dix fois plus cher tellement il est bon. La question était osée c’est vrai et cela a dérangé notre chroniqueur du jeu indépendant favori.

L'ancêtre de la 3DS à entre fait une nouvelle victime!

L’ancêtre de la 3DS à entre fait une nouvelle victime!

Fini les enfantillages, caméra et micro au poing, il est temps d’aller dire bonjour aux connaissances et d’admirer les champions dans l’arène. Y a avait du bon niveau, notamment sur Marvel vs Capcom 3 ou encore Blazblue qui m’a assez impressionné. Malgré le niveau, les joueurs ont l’art du spectacle et n’hésitent pas à finir le combat avec le coup le plus spectaculaire. J’ai vu aussi quelques superplay de Tetris avec le mode invisible.

Et sinon j’ai réussi à jouer au Virtual Boy, la console « portable » en 3D de Nintendo, bon j’ai juste perdu la vue un petit moment après cela mais je confirme que comme sur 3DS, la 3D est inutile !

Dis comme ça le Stunfest vous a peut-être pas trop donné envie mais c’était cool, il faisait froid, y avait pas trop de monde, des copains, des « stars » et un concert de 2080 avec sa Megadrive. Y avait des mecs qui se loupaient dans leur speedrun et d’autres qui avaient les yeux collés à la borne d’arcade. Vivement l’année prochaine !

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avr 25 2013

[Film] Iron Man 3 – Retour aux fers !

Un an après les Avengers à New York, Le plus beau milliardaire de la Terre retourne bricoler dans sa cave pour créer 42 armures plus ou moins utiles. Et vu le coût de chacune d’entres elles on se demande combien Mme Potts ramène à la maison chaque mois! Mais trêve de plaisanterie il est temps de parler de Iron Man 3:

Fichons tout ça:

Iron Man 3 affiche IMAXRéalisateur : Shane Black (Kiss kiss Bang bang)
Titre original : Iron Man 3
Acteurs : Robert Downey Jr (Tony Stark), Gwyneth Palthrow (Pepper Potts), Don Cheadle (James Rhodes), Ben Kingsley (le Mandarin), Guy Pearce (Aldrich Killian )
Date de sortie : 24 avril 2013
Durée : 2h11

Synopsis:

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?

 

Alors c’est l’histoire d’un mec qui vole, qui massacre des aliens avec ses potes pour finir sur un plan cul… mince je confonds avec Avengers. On ne reste pas loin du sujet principal néanmoins puisque Starkounet est revenu de New York et bricole dans sa cave comme tout mari respectable devrait le faire ; tandis que sa femme ramène l’argent à la maison ! Fini le règne du patriarcat et bonjour à bébé Tony qui joue avec ses consoles au lieu de dormir comme le ferait tout ado respectable un tant soit peu geek !

Maintenant que je vous ai spoilé un morceau du trailer il est temps de spoiler le reste du trailer que tout le monde a déjà vu ! Y aura-t-il des spoilers dans cette critique ? Seulement si vous avez vu et décortiqué le film. Par contre je vais allégrement m’appuyer sur Iron Man et Avengers (et pas sur le presque risible Iron Man 2) !

iron_man_3_official-wide

Tonton Stark raconte nous une histoire !

Il était une fois un beau gosse plein aux as qui… SPOIL ! Mais comme dit dans le trailer, Tony a du mal à dormir (et à avoir des relations saines avec sa copine sauf quand elle a sa ceinture de chasteté). Tout ça est en partie dû à sa sortie shopping avec les Avengers ! Il s’était trompé de trou et du coup cela le tourmente un peu. Donc comme tous les supers-héros qui passent à plus de deux films on aura le droit à un scénario Nolanien qui occupera les trois-quarts du film !

Est-ce un mal ? Non, mais du coup le film perd sa cible principale ; les jeunes ! Soyons clairs sur ce point, Iron Man 3 n’est pas un film pour les enfants ! C’est le digne héritier des derniers Batman ! Fini le héros charmeur disant plus de conneries en 1h30 que Norman en 3 minutes. Tony Stark est tourmenté, son sourire n’est qu’une façade derrière laquelle son monde s’écroule ! Le voici redevenu petit garçon. Iron Man n’est finalement pas qu’une armure construite par un génie qui s’ennuyait !

Iron man 3 Le Mandarin

Le père Noël est une ordure !

« Joyeux Noël Pepper, t’as vu je n’ai pas oublié ! » Mais je crois que la belle voudrait plutôt que son héros de mari se remette au boulot au lieu de jouer aux Legos avec son armure.
Et c’est le papa Noël façon terroriste chino-afghan qui va arranger tout ça en faisant d’ors et déjà péter des feux d’artifices dans tout le pays ! C’est d’ailleurs étrangement similaire aux récents attentats de Boston. Les américains ont beau avoir peur des attentats, ils aiment pourtant les mettre en scène dans tous leurs films comme si ils attendaient qu’un super-héros vienne les sauver ! Arrêtez de lire des comics, les hommes en culotte courte restent des hommes après tout !

Le Mandarin se retrouve être un méchant classe le temps d’un plan ! Enfin aussi classe que Oussama Ben Laden dont il est la doublure parfaite. Plus qu’un méchant pas beau, le Mandarin sert à dénoncer plusieurs industries comme l’industrie pharmaceutique qui tend vers le terrorisme nouvelle génération, celui où il devient presque inutile d’embrigader de nouveaux clampins.

Tony Stark se retrouve à jouer les détectives privés et l’armure est mise au second plan. Ainsi on nous montre un héros face à ses vieux démons. Le film nous montre aussi les dessous du star-system, on comprend alors pourquoi certaines personnes ne veulent pas répondre à certaines questions ou se cachent. Même si cela donne lieu à quelques petites incohérences.

Iron man 3 Iron Patriot

Iron Man n’est pas à l’Amérique !

Ce film permet aussi de recycler les rares bonnes idées du second opus comme la très guerrière War-Machine, symbole de l’armée américaine et du mode grosbill ! Là où la Mark 42 semble aussi fiable que les projets de Xavier Niel, c’est-à-dire qu’elle reste sobre et quasi inutilisable (ce n’est qu’un prototype) ; le Iron Patriot se pare des couleurs de l’Amérique (ou de la France c’est comme on veut) et s’en va défendre le pays et régler les conflits.

Les situations dans lesquels se retrouve le colonel Rhodes nous feront sourire et nous rappellerons les grandes heures de la cavalerie arrivant toujours trop tard. Cette armure est pourtant la plus puissante de tout le film mais se retrouvera reléguée au rang de vulgaire boite de conserve patriotique. Tandis que Tony Stark ne se battra que pour lui et pour son futur, cherchant à ton prix la rédemption et la paix de son âme.

Comme tout bon film américain on retrouvera un président qui n’est pas sans rappeler un certain Georges W. Bush. Le Mandarin se rapproche, quant à lui, beaucoup de Kim Dotcom via sa fameuse chanson Mr. President ! Est-ce voulu ? Surement, encore une fois l’industrie du cinéma prend à partie celle du piratage, petit tacle gratuit fort sympathique.

Iron man 3 Pepper death

In extremis !

Attention cette partie contient des SPOILERS
L’histoire en elle-même est sur fond d’arme pharmaceutique. Killian, un scientifique que Stark à envoyer balader, préférant se taper sa copine du moment, a trouvé un moyen de rendre des humains invincibles et chaud bouillants. Je dois avouer que je ne suis pas fan, quitte à faire des trucs surréalistes autant y aller franco. Après les aliens d’Avengers on n’est plus à un truc loufoque près !Résultat on se demandera tout au long du film à quoi servent les armures, la plupart du temps elles n’existent que pour faire plaisir au fan et pour montrer la folie de leur créateur. Le virus (ou un truc du genre) EXTREMIS a pour but de booster l’être humain au maximum mais ce ne sera pas le problème principal !

Du Mandarin à Killian en passant par les supers humains d’extremis, le seul ennemi de Stark sera finalement ses souvenirs, le premier en 1999 et le second à New York lorsqu’il est rentré dans le vortex interdimensionnel . Iron Man 3 est donc un chemin de croix pour Tony, se rapprochant ainsi du premier opus !

I'm sexy and I know it Iron Man 3

I’m sexy and I’m know it !

Durant tout le film Tony se rapproche de Bruce Wayne, même coté noir, même pathologie, même problématiques et même leurs ennemis respectifs se ressemblent. Du coup on se retrouve avec un Dark Knight Rises plus court, plus grand public et avec des acteurs qui savent mourir :p

Cependant Robert Downey Jr est bien plus classe, bien plus beau et plus lumineux que son homologue nocturne. Qu’on se le dise après avoir vu Iron Man 3 en couple vous allez devoir satisfaire votre copine. R. D. Jr drague son public, joue avec lui, il se montre tantôt charmeur, tantôt charmant, tantôt amoureux, tantôt dangereux mais surtout humain. Bien plus humain que dans les autres films, il n’en reste pas moins plus drôle et plus sexy que jamais. Du petit pinçage de lèvres au torse nu, Stark a tout pour faire craquer n’importe quelle fille de bonne famille et ce même lorsqu’il fait mine d’embrasser une Gwyneth Paltrow au bord de l’orgasme. Que voulez-vous on a la classe ou on ne l’a pas…

 

Et tandis que certain ont tout de suite scroller jusqu’à cette conclusion pour éviter d’être spoilé, je ne vous dirais que d’aller voir Iron Man 3 pour comprendre ne serait-ce que la moitié de cette critique. Le film vaut le coup mais à sa manière. Pas de scènes d’action à la Michaël Bay mais une belle psychologie à la Nolan avec une Sharon Stone version masculine en personnage principal ! Mais voilà entre le twist un peu what-the-fuck et la moitié du film placé sous le signe du polar ; Iron Man 3 ne plaira pas à tous les spectateurs et encore moins aux adeptes de Pan-pan Boum-boum Sex-sex. Cachez les enfants, Iron Man 3 est un vrai film à mi-chemin entre Avengers et Dark Knight Rises et un titre déjà pré-commandé pour ma cinémathèque personnelle.

Ayat vu le film en version 3D IMAX et en VO je peux vous dire que c’était une expérience extraordinaire valant le surcout demandé !

 

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avr 10 2013

Heart of the Swarm, la chute de Blizzard continue

« L’essaim est prêt à envahir le monde, les terrans vont tous mourir dans un déluge de feu et nous montrerons notre puissance à l’univers tout entier. »

Faut croire que Kim Jong-Un a perdu sa petite amie américaine et se dit qu’il va envahir les Etats-Unis pour la sauver. Mais son armée est faible et il manque d’alliés. Franchement la situation en Corée du Nord ressemblerait presque au scénario de Heart of the Swarm. Ces mêmes cafards prêts à fondre sur l’ennemi, ces mêmes tanks et ses missiles prêts à tout dévaster. Rassurez-vous c’est tout de même moins dégueulasse mais si la guerre ressemble à la pub de HotS, ça pue !

A l’époque j’avais laissé passer la suprématie Terran, voyant dans Wings of the Liberty qu’un sous-Starcraft et comptant plus investir dans le stand-alone Zerg car en tant que joueur de Warcraft j’ai toujours été attiré par les Undeads. Et puis j’aime bien la philosophie communiste de l’Essaim et Kerrigan… ah !! Kerrigan <3
Donc j’ai acheté le collector de HotS, moins cher qu’un collector normal. Pourquoi ? Car Blizzard a décidé de trahir la confiance des joueurs, chose que le puissant studio fait depuis 2 ans sans que les joueurs s’en rendent compte, pressant ses licences jusqu’aux confins de l’univers d’Azeroth, nous rendant dépendant du nouveau système monétaire de Diablo, simplifiant ses jeux et vendant l’âme de ses adeptes aux dieux Free 2 Pay et Carte Bleue.

N'est elle pas magnifique?

Elles sont belles les vieilles promesses de 2010 nous indiquant que les compagnes de Starcraft II seront indépendantes, histoire de calmer  la foule de fans en colère voyant la division du jeu original d’un mauvais œil. Il est beau le leader du jeu PC béni de tous mais tuant son diablotin dans l’œuf en le vendant au comptoir des enchères. Blizzard n’est finalement qu’un pantin manié par l’entreprise la plus détestable du jeu vidéo, celle qui trait ses licences jusqu’à la moelle avant de les ranimer avec du scotch et un nouveau moteur créant ainsi une nouvelle aberration au visage d’ange. Oui Activision a tué Blizzard, a tué l’innovation, la nouveauté et le fun.

Même Starcraft II se voit désormais envahir par une armée de sombres crétins à qui on a donné une arme et un fascicule explicatif pour se battre à coups d’insultes contre des jeunes aux mêmes compétences. A bas niveau on ne peut même plus prendre le temps de découvrir et on use juste des mêmes stratégies pourtant esseulées depuis longtemps. On alors c’est juste moi qui suis mauvais mais la réflexion n’est plus de mise et je prends finalement plus mon pied sur des parties contre une IA certes perfectible mais ayant plus de répondant qu’un simple rush.

La campagne est belle, Kerrigan se bat pour sauver son homme et paraitra plus humaine que son apparence laisse penser. L’amélioration de nos bestioles donne une nouvelle dimension au jeu et la campagne prendra une tournure plus épique. Mais pourquoi obliger les joueurs à acheter les deux jeux si ces nouveautés n’apparaissent pas dans le mode multi-joueurs? Ah oui! Parce que ces mêmes joueurs ne jurent que par le multi, multi rendu plus accessible, plus user-friendly pour ainsi attirer plus de monde et faire de Starcraft II le roi de l’e-sport et prendre en charge les prochains tournois. Peut-être assistons nous là au renouveau ou à la chute de la prestigieuse Iron Squid.

Mais bon, arrêtons de crier avant d’avoir vraiment mal car Blizzard nous a gratifié d’une bien belle édition collector semblable à la précédente. Le jeu, une OST physique, un vrai artbook fourni, une tapis de souris bas de gamme donc totalement inutile et c’est tout mais mieux que la plupart des collectors. Retrouvez tout cela en vidéo!

Image de prévisualisation YouTube

Bref j’aimerais avoir votre avis sur le comportement actuel de Blizzard? A bientôt et gloire à l’essaim!

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avr 03 2013

[Preview] Fire Emblem, stratégie mortelle

La mort est certes un élément essentiel d’un jeu vidéo, c’est souvent juste un prétexte pour nous signifier notre échec. Du die and retry pur et dur comme Ghost’n Goblin ou Dark Souls on est passé à la mort bisounours où le joueur sera sauvé in-extremis par une entité supérieure ! Vive les compagnons qui nous accompagnent comme dans Prince of Persia ou le dernier Bioshock. Parfois notre mort signifira la perte de notre équipement, synonyme de renouveau qui nous obligera à récupérer nos armes en re-parcourant le chemin emprunté! C’est alors le désespoir qui animera le héros de Minecraft, Terraria ou Wow qui priera pour ne pas re-mourir. Mais plus la peur de recommencer qui rend la mort punitive et non la peur de disparaître.

La mort n’est plus punitive, elle devient juste énervante et nous obligera à refaire que 2 à 3 min de jeu jusqu’à réussir ! Résultat le joueur se s’attache plus à son avatar, c’est juste une extension de son gamepad, rien de plus !

Cependant la mort est désormais utilisée comme un paramètre de difficulté. Les jeux n’étant plus pensés pour être difficiles, les jeux choisissent maintenant de sanctionner le joueur par une mort définitive, remettant ainsi au goût du jour le système des jeux d’arcade. La mort devient aussi un enjeu marketing dans certains free 2 play qui obligent le joueur à payer pour qu’il retrouve son avatar sauf si il préfère patienter plusieurs heures! Cela fait d’ailleurs polémique auprès des joueurs.

Dans les jeux de stratégie, les héros sont beaucoup moins proches de nous, il y a aucun attachement entre le joueur et les différents personnages. Ce sont juste des unités plus fortes que les autres, un atout stratégique à utiliser à bon escient.
Et dans les J-RPG les héros deviennent quasiment invincibles, la mort d’un d’entre eux n’est pas dù au joueur mais au scénario en lui-même. La mort n’est pas punitive puisque le jeu prend cette mort en compte et nous proposera des monstres adaptés à notre nouvelle configuration de personnages !

Le monde du RPG est codifié. Le héros principal ne meure pas, il doit sauver le monde même si tous ses amis décèdent autour de lui. Ainsi on s’attache à lui même si on connaît sa destinée. On partage ses joies, ses peines et son évolution mais pas ses blessures puisqu’elles ne sont que temporaires. Mourir sera dans certains jeux synonyme d’énervement comme dans Final Fantasy XIII ou de chamboulement de notre stratégie comme dans Pokemon par exemple. Les anciens J-RPG demandent un objet de résurrection ou de l’argent et c’est amputé d’un membre de notre groupe qu’il faudra aller dans la ville la plus proche pour le récupérer.

Et c’est là où Fire Emblem bouscule les lois du genre en amenant la mort permanente de nos unités. Je ne parle pas du pécore de base ressemblant au pécore d’à coté mais d’un de nos personnages dont nous connaissons l’histoire, une histoire souvent riche. En plus d’être une perte stratégique, la perte est émotionnelle même si elle a rarement une influence sur le scénario. Fini la candeur de la jeune magicienne et ses sorts dévastateurs; pas besoin de dialogues suite à cette perte, notre esprit s’en charge.

La série Fire Emblem apporte donc une nouvelle dimension à la stratégie, la même dimension que nous avons aux échecs. Chaque unité à son propre rôle et sa mort signifie une remise en question de notre façon de jouer. Le tour par tour permet bien entendu cela et c’est pour ça que j’aime cette façon de jouer. On doit réfléchir à chacune de nos actions quitte à faire un combat uniquement pour jauger l’adversaire et recommencer. Chaque unité est unique et le petit nombre de personnages présents permet au joueur d’apprendre les spécificités de chacune.

Alors quand Fire Emblem Awekening fut annoncé sur 3DS pour le 19 Avril 2013, il me tardait de tester cet opus en priant pour qu’ils n’aient pas casualiser la série. C’est bien entendu le contraire, Fire Emblem est meilleur que jamais et change radicalement de mon vieux Sacred Stones.

Le héros s’appelle ici Daraen, enfin je dis héros mais chaque personnage est traité de façon plus ou moins équivalente dans cette démo. Comme toujours celui-ci est amnésique histoire que le joueur lui donne un nom et progresse à travers lui. On remarque vite que les personnages ont plus de jugeote que dans la plupart des RPG, ici certains se demandent qui est ce jeune garçon au lieu de l’accepter purement et simplement. L’intrigue tourne autour d’une sombre histoire de guerriers fantômes narrée à coups de cinématiques animés. On est dans du pur manga shônen à l’ambiance plus mature que les traditionnels J-RPG. Forcément je ne peux que faire un parallèle avec Final Fantasy Tactics ou Tactics Ogre, cependant Fire emblem Awekening s’avère plus coloré que ses aînés et mélange habilement cartes en 3D et personnages en 2D.

Là où le soft excelle c’est dans les outils mis à notre disposition pour surveiller nos héros et préparer notre combat. En effet l’écran tactile montre les statistiques du personnage sélectionné, ses sorts et ses armes et affiche, lorsque vous engagez un ennemi, le taux de dégats/précision/critique de chacun des deux membres. Vous pourrez aussi choisir l’arme que vous allez utiliser. Jamais un jeu au tour par tour m’a autant surpris sur console portable.

Les combats sont eux en 3D et plus cinématiques qu’autre chose car vous ne pourrez que gérer l’angle de la caméra ou stopper l’action histoire de mater les modèles 3D. J’espère que l’ensemble aura une autre utilité dans la version finale. On pourra aussi noter la présence de tout un tas d’options pour jouer soit en automatique soit en manuel. Ah oui j’oublie aussi les soutiens, les objets à récolter sur la map, les bonus et malus de zone!!

Rhaaaa, je craque il est trop bien ce jeu, il manque rien c’est juste le jeu d’échec ultime avec des options géniales et tout ce qui faut pour devenir un vrai général depuis son oreiller et rebooter sa console dés qu’un allié meure…

… Pourquoi j’ai pas assez d’argent pour acheter la console collector? Et puis une Wii U aussi pour Monster Hunter 3 Ultimate? La vie est trop cruelle, je retourne donc sur Tactics Ogre ça fait 6h que j’essaie de passer un boss!

Donwar, stratège à ses heures perdues… si tant est qu’il en ait!

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mar 11 2013

[Test] Tomb Raider, du sang aux armes

Après un début 2013 aussi vide en bons jeux que la 5ème génération en Pokemon il était temps de poser la main sur un reboot que je défonçais avant même d’en avoir vu la couleur. Il faut dire que les reboots de licences sur le déclin se résument à une casualisation à l’extrême du gameplay histoire de coller aux joueurs n’arrivant pas à finir les jeux (oui j’en fais partie) et attirer encore un peu plus de kikoofps. En plus on est cons puisque Crystal Dynamics n’a pas pour habitude de faire de la merde avec ses jeux.

Bref les premières previews pointaient à peine le bout de leur avis que les trolls tiraient à boulets rouges sur la pauvre Lara maltraitée à coup de QTE. Et ne parlons même pas des féminismes qui ont tout de suite vu dans le parcours initiatique de l’aventurière nouvelle version une atteinte à l’intégrité de la femme. Bon sur ce point on ne peut pas leur donner tort puisque la demoiselle va s’en prendre plein la gueule. Comment ça vous ne voulez pas être un peu spoiler sur l’atmosphère ?

Vous êtes prêt ? Prenez votre bite et votre couteau, nous partons en apprentissage:

Tomb-Raider 2013

Car Tomb Raider est avant tout un apprentissage, tant pour le joueur que pour l’héroïne, fini la femme mature aux gros seins fermes pointant autant que la bosse de notre pantalon. Oui parce qu’on l’avait perdu notre Lara, dans certains épisodes elle était plus une maitresse dominatrice que l’alter-ego d’Indiana Jones. Cette fois-ci Lara à 21 ans, vient tout juste de sortir du cocon familial et voulait juste un peu d’action avec ses copains (oui, oui ceux qu’on voit juste pour nous faire chier). Ainsi nous voici seul au monde sur une île pas vraiment déserte. Le début du jeu rappellera le film King Kong de Peter Jackson, d’ailleurs on trouvera de nombreux parallèles avec cette œuvre.

Mais alors comment passer d’une ado apeurée à une femme fatale ? Et bien en lui mettant le nez dans la boue encore et encore.

Lara va, dès le départ, souffrir, tomber, mourir et recommencer. Non pour le joueur ce n’est pas un die and retry mais pour la jeune pucelle la première fois est un peu dur. A notre réveil nous avons littéralement la tête à l’envers, notre situation donne le ton nous sommes un vulgaire sac de viande qui passera de boucher en boucher. Et on est vite confronté au tiers du gameplay, les QTE. Bon en général je n’aime pas ça et si je n’avais pas eu un clavier j’aurais démonté allègrement le jeu sur ce point. Mais ici elles sont relativement bien placées et à la difficulté bien dosée.

Du matraquage de stick pour se défaire d’une étreinte au mash-up de la barre d’espace pour casser un truc, ça passe relativement bien et cela reste bien moins dur et contraignant que dans un God of War. Les scènes clés du scénario bénéficient de QTE plus dures mais tellement immersives, on galère autant que Lara dans ces phases-là. Néanmoins beaucoup d’entre-elles auraient pu être évitées. Je hais les QTE car c’est plus du faux gameplay qu’autre chose et ça me fais chier d’exploser ma manette pour ouvrir une foutue porte. Je dois dire que si, sur PC, on ne pouvait pas switcher du clavier à la manette à la volée je n’aurais clairement pas fini le jeu.

Les QTE au service de la souffrance

Mais tous ces mouvements sont nécessaires pour rentrer dans la peau de Lara – rêve de tous les hommes avouons-le – et partager avec elle ses souffrances. De femme elle passera à chose au début de l’aventure avant de se venger tout en gardant une certaine candeur. Il y a finalement un véritable décalage entre les cuts-scène et le semi-gameplay et les phases où l’on contrôle Lara. Dans les premières la fille va tomber dans un trou, glisser en se prenant toutes les barrières avant d’atterrir dans la boue puis traverser un camp de guerilleros assoiffés de sexe et de sang alors que dans les secondes suivantes on farcira des troupeaux entiers d’hommes avec des flèches et du plomb.

Oui au début Lara est fragile et le jeu prendra un malin plaisir à la briser sous nos yeux médusés et pourtant avides de plus de sévices. C’est un petit jeu malsain auquel nous force Crystal Dynamics, il nous met face à nos vices et nos peurs, peur de voir Lara mourir, peur de la voir encore plus souffrir et pourtant on sera toujours face à cet irrépressible besoin d’aventure. Au début les feux de camp vous paraitront salutaires histoire de diminuer votre rythme cardiaque puis vous zapperez ceux-ci préférant toujours en voir plus. Mais voir quoi au final ? Une Lara qui se noie, qui se fait embrocher ou démembrer à cause d’un saut mal négocié ? Car Les morts dus à notre incompétence sont bien plus violentes, malsaines et dérangeantes que celles dû aux ennemis. C’est comme dans Limbo, on se sent coupable et on a envie de vomir en voyant Lara pousser son dernier râle. C’est la première fois qu’un jeu « grand public » me choque !!

La mort laisse un gout amère!

Et puis il y a cette scène magistrale du premier homme tué, ce passage à l’âge adulte et la prise de conscience du coût de la vie. On a même pas envie de tuer l’homme, on ne l’a jamais fait mais finalement le jeu nous oblige à nous défendre, à passer à l’acte et tout d’un coup tout devient plus facile, on retrouve la guerrière sanguinaire. Mais c’est justement le plus gros reproche qu’on peut faire au jeu, il y a trop de combats, ce n’est pas un Tomb Raider mais par moment un Uncharted Massivement Bourrin, on fait face à une pelletée d’ennemis popant par dizaine alors qu’on vient juste de prendre les armes. Tu veux faire quoi face à des grenades et des mitraillettes avec ton pauvre arc !

Et puis c’est quoi cette mode des arcs, dans le jeu c’est soit des pompes, soit des fusils ou des arcs par dizaines, d’où des mecs pommés sur une île ont pu trouver autant de matos. Même dans Call of y a moins de pécores et de pétoires.

C’est lourd de se taper pleins d’ennemis tout le temps, y a que ça et c’est là où réside la difficulté, se farcir des mecs blindés avec ta Lara fragile comme pas deux, ton arc à deux francs et une mitraillette aussi précise qu’un joueur console sans aide à la visée. T’en as vite marre et pourtant le jeu augmente le nombre d’ennemis et ses phases prennent le pas sur les moments de grimpettes chères au cœur des joueurs. Tu te retrouves avec un jeu en deux temps comme dans de nombreux films ou série actuels.

Pour prolonger le scénario ils nous renvoient visiter encore toute l’île mais cette fois-ci en mode berserk pour masquer le manque réel de scénario et de level design. Fini l’exploration, la découverte de soi et les moments dérangeants au possible. Fini les phases d’escalade retord et les décors plus glauques les uns que les autres et bienvenue dans « tu tires ou tu pointes ». Finalement heureusement que le gameplay shoot soit aux petits oignons avec une couverture automatique qui ne vous fera jamais défaut et qui fera pâlir les héros de Gears of War, une localisation des dégâts bien foutue et une bonne gestion des esquives car sinon Tomb Raider n’aurait pas pu rentrer dans le Hall of Fame des meilleurs TPS.

Call of Raider

Comment ça je troll ? Attendez, il y a aussi un système d’amélioration des armes où il suffira juste de tout cocher au fur et à mesure qu’on récolte des matériaux et des compétences à améliorer si t’es vraiment trop nul ! Y a pas à dire Tomb Raider est un jeu complet. Sans oublier la chasse bien sûr, arc oblige, on est obligé de passer par LA feature aussi innovante qu’inutile de 2012, tuer des animaux, car ça rajoute du réalisme et comme dans tous les autres jeux on le fera une fois pour le tutoriel avant de laisser tomber la chose pour le reste de l’aventure. Je ne comprendrais jamais l’intérêt d’incorporer un truc n’apportant rien à part rajouter 10 min de « fun » supplémentaire.

Mais j’écris, j’écris mais à force de lire des critiques vous n’allez pas percevoir toute la puissance du jeu. Toute la première partie est un chef d’œuvre, un palace où chaque brique est placée au millimètre pour vous impressionner.

Lara est juste magnifique, non pas en tant qu’icone sexuelle mais en tant que femme. Ce n’est pas de ses courbes appétissantes, de ses seins aussi parfaits que naturels ou de ses fesses rebondies que vous allez tomber amoureux mais de son visage exprimant la détresse, le manque de tendresse, le désespoir et en même temps l’espoir de retrouver ses amis. Même les moments où elle se faufile entre deux rochers sont loin d’être érotiques et montrent juste une fille bien proportionnée sans rajouter des mouvements de boobs à la Dead or Alive.

Comment ça je suis pas attirante?

Les phases d’exploration sont parfaites, jouissives car réalistes. Si Tomb Raider 2013 est excellent c’est parce que le jeu est beau, est réaliste. Les décors sont à tomber par terre et desservis par un éclairage des plus convaincants. L’eau ne présente pas cette impression d’être juste texturée, c’est de la vraie flotte dans laquelle nous allons très souvent évolué. Et il faut aussi parler du feu encore plus incroyable que celui de Farcry. Et des décors variés nous plongeant dans un univers à mi-chemin entre l’Asie, le vaudou et les favelas contemporaines. Et puis y a aussi cette profondeur de champ juste dingue qui nous montre qu’on peut aller partout. Et…. Et y a tellement de trucs qu’on ne pourra rien reprocher à Tomb Raider.

 Tout est réaliste, tout est fluide, tout est optimisé. Vous avez un jeu aussi beau que Crysis 3 avec en prime de la tessellation peu gourmande et le TressFX réglant le seul vrai défaut du jeu, la queue… de cheval (la tresse quoi) un peu fofolle. Et encore c’est parfois la technologie d’AMD qui merde plus que sans. Le tout avec toutes les options au maximum pour 30 fps ou plus de 60 sans le TressFX et AA 4x. Incroyable, aucun jeu actuel ne mélange une telle beauté et une telle fluidité. Pourquoi sortir une PS4 alors ?… Ah oui pour que les consoleux nous rattrapent !

Le grappiiinn Tomb raider
Leee Grappiiiiinn

Avec tout ça j’arrive toujours pas à vous parler du vrai gameplay, celui où il faudra utiliser notre arc transformer en grappin pour l’occasion, celui où vous ferez mumuse avec la tyrolienne alors que 300 m plus bas la mort vous attend. Celui où vous explorerez des zones certes linéaires et en même temps tellement riches que vous zapperais à coup sûr de nombreux trésors ou même des donjons secondaires. Finalement le jeu est assez vertical, nous demandant de toujours aller plus haut et descendre après cela dans les abysses les plus horribles.  Vole Lara, vole et va vers ton destin même si tu ne sais pas ce qu’il y a au bout…

Au passage pour les mauvaises langues critiquant la durée de vie ridicule et la relative simplicité de l’ensemble, sachez que il y a un bon paquet de temples cachés demandant un peu plus de réflexion que l’utilisation de l’Instinct, cette vision over-cheatée vous montrant tous les éléments interactifs du décor. Enfin je dis ça mais c’est pratique pour savoir où aller. En 8h je n’ai vu que 54% du jeu… bien sûr les 46% restants correspondent plus à les trophées bullshit qu’à du vrai gameplay. D’ailleurs sachez qu’on peut revisiter des anciens passages pour débloquer de nouvelles zones secrètes, alors, linéaire ce Tomb Raider ?

Le feu sera un allié autant qu'un ennemi!

Dans ses nouveaux tombeaux il faudra utiliser la sainte trinité élémentaire, l’eau, le feu et le vent pour résoudre les mystères des morts. Tant que j’y  pense je préciserais que le vent sera très présent au cours de l’aventure donnant ainsi un peu de grand spectacle à l’aventure ainsi qu’un coté Uncharted.

Car ce Tomb Raider est un hommage aux aventuriers que l’on connait, le coté action n’est pas sans rappeler les belles heures de Indiana Jones c’est-à-dire sans le 5 même si certaines parties feront penser aux sombres minutes de ce « film ». Femme oblige, Mademoiselle Croft fera indéniablement penser à la sulfureuse Sydney Fox dans sa façon de traiter les hommes, forcément les traits de l’aventurière seront bien plus prononcés dans les épisodes suivants !

Et contrairement aux autres testeurs un poil de mauvaise fois, Tomb Raider ressemble à Uncharted, Lara est aussi agile que Nathan, les testicules en moins ! Lara est plus dangereuse que Nathan et aussi plus athlétique, là où Nathan a du mal à grimper une clôture, Lara fait du toboggan dans les tunnels et mélange trois civilisations disparues.

Tomb Raider 2013 est un Tomb Raider et un excellent jeu. Certes il est bourrin, linéaire et finalement trop facile mais tellement impressionnant et mis en scène de façon tellement admirable que même les meilleurs films d’actions ont du souci à se faire. Et puis il y a Lara Croft, et à elle seule elle justifie l’achat du titre car le jeu arrive à nous faire ressentir beaucoup de sentiments et d’empathie tout au long de l’expérience. Plus qu’un jeu, Tomb Raider reste un voyage initiatique et une incroyable perle de 2013. Alors toi aussi, ami joueur, prends tes boobs et ton piolet et pars explorer l’île !

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mar 07 2013

Bioshock Infinite, event dans les nuages

Direction Columbia en ce Mardi 5 Mars grâce à l’ami Xawow pour une fin d’après-midi aussi luxueuse et mitigée que le jeu en lui-même. Comme il faisait beau j’ai pu admirer la beauté de l’hôtel 4 étoiles à la mode parisienne dans lequelles blogueurs et les journalistes sont venu tâter le bourrinisme de Booker et sauver la belle Elizabeth. L’escalier pouvait faire de l’ombre à la galerie des glaces et nous permet de nous faire beau avant de rentrer dans le salon garni de PC. Bon j’avoue que j’ai à peine eu le temps de m’asseoir dans le canapé qu’il fallait nous diriger vers la salle de projection. Oui dans les hôtels quatre étoiles il y a des salles de cinéma plus luxueuse que n’importe quelle salle du Gaumont.

Et nous voici, tout d’un coup, en présence d’un nouveau dieu du jeu vidéo, messieurs ! Veuillez accueillir comme il se doit le co-fondateur de Irrationnal Games et créative-director de la saga Bioshock, monsieur Ken Levine… bon ok le public est un peu blasé mais on écoute religieusement ses paroles et que son jeu il est trop bien ! Bref tout ça pour dire qu’il est dans la place et qu’il va nous montrer deux trailers de la mort que tout le monde a déjà vu !

On va pas chier dans le marbre plus longtemps, le jeu est beau, pas incroyable mais beau et nous avons la chance de voir une séquence de gameplay située au début du jeu lorsqu’on fait connaissance avec Elizabeth, une jeune fille à l’histoire rappelant le destin des princesses de Disney enfermée dans sa prison dorée à essayer de se découvrir sans se rendre compte de la réalité. Dans cette séquence on se rend compte de l’ambiance très glauque et oppressante du titre, on est dans un Bioshock c’est sûr (d’ailleurs faudra qu’on m’explique comment il peut pleuvoir dans une ville au-dessus des nuages). En ce début du siècle, Columbia s’envole et se coupe de toute civilisation et doivent évoluer sans prendre en compte les autres. Les gens sont fous, horribles et vous n’aurez finalement plus qu’une envie c’est de défoncer ce peuple de dégénérés. Leurs mimiques et leurs croyances sont tellement dérangeantes par rapport à la société tolérante à laquelle on est habitué.  Remarquez que j’évite de spoiler, toujours est-il que vous rencontrez Elizabeth avant de sombrer dans les abîmes.

Après tant d’émotions il est temps de remonter manger un morceau et boire un coup. C’est donc assis sur un canapé, un verre à la main et un nem à la bouche que j’ai pu parler avec les blogueurs sur place (dommage que Ken soit parti). On a pris des photos avec la griffe pour les tyroliennes et on avait pas le droit de prendre de photos « pour le spoil », lol! qu’est ce qu’on va spoiler? et on a regardé les autres jouer sur les PC de guerre. Bon je l’avoue j’ai tout de même pris la manette pour un peu me balader. Pour ma part c’était le clavier et la souris pour un début de jeu qui n’est pas sans rappeler les précédents opus et toujours un peu Dishonored à cause de l’ambiance et du style graphique du titre.

Et justement, graphiquement c’est beau, beau mais sans plus on n’est pas là face à un Crysis ou un Tomb Raider. C’est un jeu de fin de vie de la console mais avec un moteur de milieu de génération. Bioshock Infinite est dans la lignée des précédents, des couleurs pastel, des jeux de lumière impressionnants et des personnages assez malsains derrière leurs sourires. Les visages seront toujours aussi importants pour représenter la folie, celle malsaine, violente.
Rien à dire le jeu est optimisé et fluide pour permettre au joueur d’admirer la ville volante de Columbia et de d’imaginer habiter à l’intérieur. La profondeur de champ est bonne c’est sùr, je suis curieux de voir ce que ça donnera sur console. De même les effets d’eau, de feu et de lumière sont justes incroyables, on s’y croirait !  C’est tout ce jeu d’ombres et de lumières, de reflets dans les éléments de décor qui feront de Bioshock Infinite le digne héritier des oppressifs Bioshock.
La ville en elle-même est vivante, il faut dire qu’on arrive en pleine fête foraine avec des stands criant de réalismes et aux gameplays divers et variés qui ne tiennent, pour une fois, pas du simple mini-jeu crispant mais d’un vrai jeu amusant.

En 20 minutes je n’ai pas pu voir grand-chose du gameplay, ça reste du Bioshock avec les plasmides (enfin les pouvoirs) et les armes à feu typiques du FPS, le tout dans le pure style steampunk du siècle dernier. C’est fluide, punchy et assez malsain lorsqu’on découvre le pouvoir du feu en se cramant la main la première fois. Je dois avouer qu’on ressent beaucoup notre côté humain avec un héros plus léger et moins mécanique que dans Bioshock 2. Ne comptez par contre pas sur le charisme d’huitre de Booker DeWitt pour en imposer mais plus sur une Elizabeth qui en connais plus sur la vie et la survie que la plupart des joueurs ! Néanmoins n’oubliez pas que les apparences sont parfois trompeuses et Columbia la divine pourra autant vous aider que vous détruire.

Comme dis plus haut, la ville sera peuplée et le peuple semble enfermé dans sa propre religion. Il faut dire que la cité n’était pas censée voler de ses propres ailes et donc se perdre dans un certain fanatisme régi par un mec  encore plus taré (taré dans le genre où t’as envie de lui coller une balle de pompe dans la tunique).

C’est plus l’ambiance qui décidera si le jeu est bon ou non car les premières séquences de gunfight rappellent parfois les films de Michael Bay qu’un jeu subtil et passionnant. C’est le pitch et les bruitages et toute la structure du jeu qui fera de Bioshock Infinite un très bon jeu ou une énième déception de ce début d’année. Enfin on verra ça le 26 Mars sur 360, PS3 et PC !

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fév 26 2013

Emotionnal – Journey: l’appel au voyage

Les émotions, sentiment difficile à retranscrire en jeu vidéo et surtout il est difficile de faire ressentir quelque-chose aux travers d’un jeu. Certes il y a des jeux qui vous feront dire « Sa mère, ça déchire grave tellement c’est trop beau », d’autres qui vous ferons baver devant les courbes des personnages à tel point que vous tomberez amoureux des filles de Dead or Alive, oui l’amour pervers est une émotion. Mais finalement peu de jeux vous laisserons pantois devant la poésie des situations rencontrées ou l’histoire du jeu en lui-même. Pourtant le fait d’être acteur devrait plus nous impliquer dans le jeu mais à cause de scénarios aussi plats que celui des jeux en ligne dans lesquelles ont matraquera le bouton « Cliquez ici » pour passer d’interminables dialogues, le joueur reste spectateur de l’histoire de son personnage.

Contrairement au cinéma, le jeu n’arrive toujours pas à nous faire ressentir la passion et ce n’est pas le photoréalisme des jeux de David Cage (en interview tout bientôt) qui y changera quoique ce soit. Le jeu n’a pas besoin d’être beau pour émouvoir, à une époque les RPG comme Final Fantasy 6 pouvaient nous faire chialer comme pas possible; D’autres diront que c’est la musique qui fait tout mais je répondrais que c’est plus l’ambiance générale d’un passage qui nous fait ressentir des choses.

C’est donc en jouant à Journey suite au prêt d’une PS3 que je me suis rendu compte de cela. Certes il y a matière à critiquer tous ces pseudos-jeux émotionnels jouant sur la faiblesse et la solitude du personnage pour nous faire ressentir de l’empathie mais dans certains titres ceci est justifié.  Ce jeu m’a transporté et m’a fait voyager. Alors que j’ai souvent critiqué ceux mettant sur un pied d’estale l’œuvre de ThatGameCompany;  je connaissais Flow et Flower pour leur gameplay calme, reposant et relaxant mais Journey nous amène à un autre niveau. Journey nous fait voyager au sens propre du terme!

Entraide Journey

Au risque de passer pour un vantard, j’ai beaucoup voyagé étant ado et à chaque fois se lever le matin était un vrai bonheur car tu savais que tu allais découvrir des paysages somptueux. Mais Journey va encore loin en nous faisant vivre une aventure chargée d’histoire. Tu es seul et pourtant tu es accompagné. Et même accompagné tu te sentiras seul. Un inconnu peut t’aider et pourtant tu seras écrasé devant la grandeur et la beauté de l’environnement que tu traverses. Journey est à mi-chemin entre le rêve et le parcours initiatique parsemé d’embûches. Mieux encore, le jeu se voudra plus profond et plus riche que de nombreux durant 10 à 20 fois plus longtemps et aux centaines de pages de scripts! Cette beauté naturelle et épurée nous prend aux tripes et est accompagnée d’une musique ne laissant pas indifférente.

Le jeu opère un certain retour à la nature et une communion avec celle-ci où le sable et la neige a repris ses droits sur les constructions humaines. Il reste plus que les serpents volants, sortes de monstres mécaniques, sentinelles d’un monde disparu et qui veillent encore sur les ruines de l’humanité. Humanité dont pourtant on fait partie et malgré tout la faune nous aidera à accomplir une mission dont on ignore tout. Cette faune n’est pas représentée par des animaux mais par des sortes de tapis, des raies manta comme je les appelle.

Mais alors est-ce seulement cela qui nous fait pleurer ou nous faisant dire que Journey est une œuvre d’art? Non car un jeu est un tout et sans gameplay Journey n’aurai pas pu être complet. Ici notre personnage fonctionne comme un instrument de musique qui, en récupérant des morceaux d’écharpes, fera des sons cristallins et magnifiques.

Et c’est ce voyage que je veux vous faire partager au travers de ce premier épisode de Emotional dont le but est d’essayer de vous montrer ou de vous expliquer comment un jeu peu véhiculer des émotions!
Bon visionnage:
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