[Film] Gravity – Dans l’espace personne ne vous entend crier

Gravity, on m’en parlait beaucoup sur twitter et je voyais quelques articles comme quoi ce film était une tuerie. Mais avec un synopsis assez moyen et un trailer semblable aux films de Mickael Bay, j’ai vraiment du me trainer à Wepler pour l’avant-première. Première chose qui choque, la moyenne d’âge supérieure à 30 ans. Moi qui vais au cinéma pour les films à grand spectacle je n’étais pas trop à l’aise et l’ambiance bobo/adulte me faisait craindre un nouveau 2011 : l’Odyssée de l’espace soporifique à souhait. Bref lunette 3D sur la nez, la salle se calibre, plongeons dans le vide spacial.

Fichons tout ça:

gravity-poster-1Réalisateur : Alfonso Cuaron (Les fils de l’Homme)

Titre original : Gravity

Acteurs : Sandra Bullock (Dr Ryan Stone), Georges Clooney (Math Kowalski)

Date de sortie : 23 Octobre 2013

Durée : 1h30

Synopsis:

Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre – et la moindre chance d’être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d’autant plus qu’à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d’oxygène qu’il leur reste.

Et là on y est. Non mais on y est vraiment, ici un truc à droite, là une phrase à gauche. Oui j’ai pas précisé que la salle était en Dolby Atmos, la toute dernière technologie audio avec une spatialisation sonore absolument parfaite. Ce détail a son importance car Gravity se regarde en Atmos, j’ai payé 10€ et ce fut une expérience très impressionnante.

GRAVITY

Vide spatial scénaristique.

Soyons clair l’histoire de Gravity n’est pas importante. Deux astronautes essuient une pluie de débris, leur navette est détruite, ils se retrouvent dans le vide spacial. Point barre. On suit donc Ryan Stone, jouée par Sandra Bullock, médécin de son état qui du coup galère un peu à manipuler des choses dans l’espace (non je ne parle pas du levier de Georges Clooney qui va pourtant la draguer durant tout le film). Ryan se retrouve vite seule dans l’espace, seule ? Non avec nous !

Car le spectateur accompagnera Ryan durant tout le film, vibrera avec elle, aura peur avec elle. On est Ryan. Le premier plan est impressionnant, on découvre la Terre vue de l’espace, la caméra tourne autour des personnages de façon à ce que le spectateur soit libéré de toute gravité. C’est calme, reposant… mais plus pour longtemps. Une information de la Terre et tout bascule. Oui on voit les débris arriver, ceux-ci détruisent tout. Détruisent ton dernier lien avec la Terre et voici Ryan propulsée dans l’espace. Tu es Ryan, tu panique avec elle, tu tournoie à l’infinie dans l’immensité spaciale tout en priant que Georges Clooney vienne te sauver car il est ton seul espoir.

 

 

L’ensemble est angoissant, anxiogène, limite claustrophobique. Ouais ouais claustro dans l’espace mais quand l’espace viable se limite à ta combinaison et aux infrastructures spatiales c’est moyen. En plus il arrive que des merdes à Ryan, à chaque fois elle manque de crever (elle l’accepte même à un moment ce qui donne une séquence particulièrement touchante). Le film est à la fois lent car les situations sont limites montrées en temps réél et à la fois rapide, on s’ennuie pas on vit l’action.

Et là je vous avoue que je ne sais pas quoi dire, je pourrais spoiler mais ça servirait à rien, donc je dirais juste quelqu’un qui a les bases du pilotage en simulation ne devrait pas être capable de maitriser un appareil où tout est écrit en russe ou en chinois. Que l’ISS est super fragile en fait et que l’apesanteur c’est cool, le feu vole. Que vu le budget j’ai jamais vu un casting aussi petit, que le jeu d’actrice est fabuleux et que les plans de caméra sont encore mieux. Que y a toujours de la musique mais pas beaucoup de bruitages car dans l’espace le son n’existe pas.

 

Gravity est littéralement à couper le souffle, jamais sortir de la salle de cinéma n’aura été aussi salutaire. C’est mon film de l’année, et de très loin et la meilleure expérience que j’ai vécu depuis 5 ans, les rollercoasters de Disneyland c’est du pipi de chat à côté. Bon par contre à regarder à la télé c’est comme jouer à Crysis en 240p qualité minimum. C’est inutile !
Bref allez voir Gravity au lieu de lire un article dessus.

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  1. Je l’ai vu aussi au pathé Welper Dolby Atmos, les sièges vibrent c’est un truc de fou, un film à voir au cinéma en 3D oubliez vos PC à écran 13,3 pouces, de toute façon le scénario est cousu de fil blanc et contient pas mal d’incohérence. Un plaisir audio-visuel, ça faisait longtemps que j’attendais un film comme ça.
    Au pire j’attends le prochain Tron …