Archives de la Catégorie : Rencontres

déc 13 2015

Salon du Livre Jeunesse de Montreuil

La semaine dernière était sous le signe de la lecture, j’ai déjà pris le temps de finir tous mes livres depuis longtemps entamées et je suis parti me réfugier le dimanche après-midi à Montreuil, au salon du livre jeunesse. Avec les quelques évènements récents, les sorties à Paris se font rare, naviguer entre les militaires n’est en effet pas agréable.

C’était la première fois que je me rendais à cet évènement, je suis plus un habitué du Salon du Livre, plus grand public et varié. Mais étant donné que je suis adepte principalement de fantastique et de littérature « Young Adult » ; je découvre le terme, ça fait un peu « t’es encore un ado dans ta tête » ; j’ai pensé trouver quelques titres sympas à lire prochainement.

Bon pour le coup c’était un peu l’échec, par contre j’ai passé un bon après-midi, il n’y avait pas trop de monde, il ne faisait pas trop chaud et le salon est assez grand pour pouvoir se poser. La veille Cyprien et Natoo sont venus signer leurs livres en rencontrant un franc succès et le monde de l’édition semble heureux de voir arriver ces nouveaux venus très médiatisés.
Le Salon du Livre Jeunesse est très centré jeunesse, enfin enfants quoi. Ici c’est le royaume des contes, des J’aime Lire et de Spirou, on est loin des mangas, BD matures et autres 50 Nuances de Gris.

C’est un peu ça le souci du coup, d’un part on a un salon centré enfants, de l’autre un qui parlera plus aux adultes et aux livres plus conventionnels. Lorsqu’on aime les mondes imaginaires, il manque un peu de substance. Néanmoins, au fond du premier étage, on pouvait trouver quelques éditeurs qui parleront aux amateurs d’évasion, et pas mal aux gamers aussi.

On retrouvait donc le stand de Milady, l’éditeur vendant les adaptations romanesques (ou le matériau original) de films et jeux vidéo. Par exemple la saga Assassin’s Creed (livres très sympa pour certains), la saga du Sorceleur (The Witcher) ou encore Seul sur Mars. Ils éditent aussi des livres sur Minecraft avec des romans et des guides, c’est préfacé par TheFantasio974 et ça peut-être bien pour des enfants. D’ailleurs juste en face il y avait le stand de Meroll qui parodiait jenesaisquoi en faisant l’apologie de l’huile. Par contre je n’ai pas compris s’ils vendaient un truc.

Il était intéressant de voir aussi les nouveautés de Glénat, notamment les séries dérivées de Dragon Ball comme Jaco (n’achetez pas c’est un peu nul) ou encore Lou ! qui cartonne bien, merci le film qui était très bon et très parlant pour les jeunes filles. D’ailleurs j’ai feuilleté Icônne de Natoo, c’est très très drôle et ce même pour un mec !

Sinon j’ai découvert et redécouvert un certain nombre de beaux livres, il y avait un petit musée de livres anciens avec des classiques et des couvertures magnifiques, moi qui rêverait d’avoir une belle bibliothèque j’étais aux anges. Il est d’ailleurs dommage de ne pas voir plus de belles couvertures avec des tranches travaillées donnant envie d’exposer l’œuvre dans une bibliothèque. D’autant que cela n’est pas plus cher à faire.
Gallimard a sorti une édition très luxueuse pour Harry Potter puisqu’il s’agit des romans illustré avec des aquarelles absolument magnifiques, c’est un peu cher (une quarantaine d’euros) mais pour un collectionneur c’est le top.

Si je suis allé là-bas c’est aussi pour rejoindre la communauté Booktube, j’ai découvert ce phénomène il y a quelques mois via Myriam au YouTube Space. C’est tout simplement de la critique littéraire en vidéo, ça marche bien au final, on évite de délayer et de spoiler le livre comme on pourrait le faire à l’écrit tout en parlant de l’objet livre en lui-même. Elle avait organisée un meetup et malgré son nombre moyen d’abonnés, elle a eu beaucoup de monde venus la voir, c’est cool de voir une vraie communauté se créer autour de la lecture. Dommage que la salon ait repris à son compte le phénomène Booktube sans demandé leur avis aux premières concernées.

J’ai tout de même quelques livres à conseiller, découvrez l’éditeur Lumen, il est assez récent et édite des livres un peu connus comme le roman King’s Game (que vous connaissez plus en manga je pense). J’ai retenu Forget Tomorrow qui est sympa et The Book of Ivy qui est lui vraiment fantastique. Chez Bragelonne y a la saga l’Ange de la Nuit qui est bien écrit (et la couverture est très belle). Et pensez à lire La 5e Vague qui sortira en film l’année prochaine. Je suis très difficile en termes de livres, je cherche un style d’écriture travaillé donc vous pouvez me faire confiance.

 

 

 

 

oct 26 2015

#AcerPredator, vers un haut de gamme plus innovant

La Paris Games Week approchant, l’équipementier Acer a invité quelques blogueurs à découvrir leur collection Automne-Hiver 2015. La gamme Predator, taillée pour les gamers. C’était près du centre Pompidou que l’on a été accueilli, ça faisait longtemps que je n’avais pas été à un évènement presse, et celui-ci était particulièrement plaisant.

On a pu faire un laser game en 2v2 ou 3v1 en sous-sol. Si je n’avais pas pratiqué la chose depuis un moment j’ai trouvé ça plutôt motivant et amusant. Finalement ce n’est pas très différent d’un Call of, l’assistance à la visée en moins. En plus j’ai fini premier ex-aequo de la soirée ce qui m’a rendu pas peu fier ! Dommage que le tournoi de Trackmania nations valu beaucoup trop de points par rapport au laser-game, sinon à moi la tablette ^^.

Un vrai tueur

L’important reste néanmoins les nouveaux produits qui m’ont, mine de rien, fait forte impression. Tout d’abord les portables Predator 15 » et 17 » avec leur design agressif et résolument gamer, une bonne ventilation et un clavier chicklet rétro-éclairé – que je ne trouve pas pratique pour jouer, mais c’est personnel. Avec des i7 6700HQ qui ont de bons retours, de la DDR4 et un slot SSD en PCi-Express, choix étonnant mais salutaire. Le tout accompagné d’une, ou deux, GTX 980M ; en gros c’est pas mal ! Cependant les PC sont du coup vraiment lourd et la batterie ne risque pas d’être au rendez-vous.
Choix étonnant, si les deux portables disposent d’un écran Full HD (1920 x 1080), c’est la version 15 » qui propose en option une dalle 4K (3840 x 2160). Et dieu c’est que je trouve le 4K débile sur des petites diagonales. Les tarifs sont par contre assez correct, 1599€ pour le premier des 15 » et 1799€ pour les 17 ».

Je préfère ne pas trop vous détailler les desktops G3 et G6 me semblant bien trop cher et avec un look trop kikoo-tuning, ces modèles s’appuient sur un i7 et une GTX 980 ou une Titan X. Ils semblent néanmoins ready pour les jeux en Ultra HD, dommage que le boitier Armor soit aussi tape-à-l’œil et plastique car l’ensemble est silencieux.

La tablette Predator 8 était plutôt marrante si on écarte son look trop agressif. Elle dispose d’un classique écran HD affichant de belles couleurs, un GPU Intel et surtout 4 haut-parleurs pour un son très spacieux. On pouvait jouer à une espèce de Project Gotham Racing, c’était fluide et joli. Ca m’impressionne de voir que les tablettes font désormais tourner des jeux aussi beau que le début de la génération précédente.

Ce qui m’a vraiment bluffer c’est surtout l’écran incurvé Predator Z35. La bête fait 35 » en format 21 : 9, taux de rafraichissement de 200Hz, support G-Sync sur une définition de 2560 x 1080. Et les couleurs sont vraiment magnifiques, l’écran incurvé c’est la vie, tellement immersif. Et je n’imagine même pas avec un bon film 1080p diffusé dessus ! En jeu on a un bien meilleur angle de vision et dans Project Cars par exemple la vue cockpit n’en est que plus immersive. Bon 1099€ la machine tout de même !!
L’autre joujou sympa c’était le Predator Z650, un rétro-projecteur pour gamer, on a que très peu d’info dessus mais c’est un peu le truc qui me fait réver. D’autant que malgré la salle très éclairée, le projecteur diffusé une image très net et grande malgré le peu de recul de l’engin. A suivre début 2016.

 

C’est à peu près tout sur les nouveautés d’Acer. C’est pas mal et innovant, dans l’ensemble je trouve les prix correct mais la gamme entière a du mal à choisir sur quel pied danser, un design racé et solide pour ses portables et écran ou un design kikoo et très cheap pour le reste. C’est dommage ne pas avoir uniformisé toute la gamme Predator vers de l’aluminium ou du plastique dominé teinté de rouge. Bref si vous voulez voir tout cela par vous-même, rendez-vous au stand de la société à la Paris Games Week.

sept 25 2015

#GotExbit Westeros au coeur du plus beau musée du monde

Winter is coming, tous les ans, à la fin de l’hiver, les fans se réveillent pour parler de la série du moment, Game of Thrones. Il faut dire que HBO a adapté une saga médiévale-fantastique avec brio, celle de G.R.R. Martin. Amenant au passage la qualité des séries au même niveau que les plus gros blockbusters cinématographique, GoT n’a pas a rougir face au Seigneur des Anneaux, les batailles sont toutes aussi dantesques, les intrigues peuvent aller bien plus loin grâce au format épisodique et les personnages, bien que nombreux, sont tous clairement identifiables.

Gotl'Exposition Paris

 

Si la série bat tous les records de piratage, en France on peut voir les épisodes à J+1 (c’est-à-dire aussi rapidement que les traducteurs bénévoles) via OCS et Orange. C’est justement cette chaine qui a organisé l’expo dont je vous parle aujourd’hui #GotExbit. Une exposition temporaire traversant le monde d’année en année et qui ira partout en Europe après le tournage de la saison 6.

 

Direction la Galerie du Carrousel du Louvres … et beaucoup de queue ! Oui il fallait réserver son créneau un bon mois en avance ; ou faire la queue 3h ! Le reporter sans frontières que je suis s’est tout de même « infiltré » dans Westeros pour vous livrer un petit reportage.

Image de prévisualisation YouTube

 

Honnêtement c’était sympa, il y avait pas mal de contenu à voir, l’expo était divisée entre les différentes Maisons de l’univers de Game of Thrones et les petites activités apportaient un gros plus. J’ai aussi visionné un making-off de la série, montrant les lieux de tournage et l’organisation des places et des acteurs. On voit que c’est une grosse mécanique devant jongler entre plusieurs pays et la myriade d’acteurs intervenants à divers moments de la production.

Les costumes sont vraiment incroyables, le niveau de détails sur certaines tuniques est fou, comme la robe de Margaery et ses feuilles argentées faites à la main. Ou les fourrures des Sauvageons criant de réalisme et bien sûr la robe de Sansa respirant la pureté. A l’inverse les vêtements des Lannisters ne font pas aussi somptueux que sur leur propriétaires, par exemple les costumes de Jaime et Tyrion Lannister sont simples, on a plus l’impression de voir des uniformes d’écuelliers. De mêmes pour les accessoires  faisant plastiques, peu réalistes et détaillés, comme les pierres des morts, la main de Jaime ou encore la fameuse couronne faites vraisemblablement en carton pâte.

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Cela contraste avec les épées vraiment magnifiques, l’épée de Ned Stark est tellement immense par rapport à l’Aiguille de sa fille Arya !! D’ailleurs il y avait la tenue d’Arya, mon cœur de fan était donc comblé et le fait que l’actrice Maisie Williams soit présente au Comic Con fin Octobre me rend jouasse.

On pourra aussi être impressionné par la carrure de La Montagne qui, du haut de ses 2m05, me dépasse de deux bonnes têtes. Son épée n’est pas en reste et dépasse largement la petite Arya.

Dommage qu’il y ai trop de monde pour se faire photographier sur le trône ça aurait pu être sympa ! Mais j’ai pu tester l’Oculus Rift et prendre l’ascenseur du Mur avec ça sur la tête. Et c’est assez impressionnant, on perd tous nos repères pour essayer de se plonger dans l’expérience, je n’aurais jamais cru avoir le vertige dans une vidéo. Et pourtant graphiquement c’était dégueulasse mais on arrive à y croire.

 

Mes aventures sur les terres du Nord sont à présent terminées, j’attends, comme beaucoup, ce qui semble être la dernière saison de cette grande saga qui me semble pourtant avoir débutée hier.

 

 

déc 04 2013

Des Cubes et Des Pioches – quand les rencontres sont gratuites

En parallèle de la Cité du jeu vidéo fraichement ouverte à la Cité des Sciences de la Villette se tenait une convention indépendante dédié à Minecraft et plus largement aux jeux indés : Des Cubes et Des Pioches. Organisée par la youtubeuse Biloulette et Mat Fenric le tout sponsorisé par le Carrefour Numérique ² , DCDP était un évènement convivial pour se retrouver entre fans, amis et youtubeurs. (On bon ok c’était y a un mois mais j’ai un peu manqué de temps)

Vous qui n’étiez pas à cette convention vous avez loupé la preuve qu’un week-end peut valoir le coup sans pour autant débourser 10€ à l’entrée, en effet des Cubes et des Pioches était gratuit. Les aides et les sponsors finançant une grosse partie de l’évènement. Ici pas de magasins de katanas mais des stands dédiés aux associations et acteurs de la scène indé. De Minefield à MineboxRadio en passant par Projet Titan et CraftStud.io ils ne vous disent peut-être rien et pourtant ils sont très actifs dans l’univers Minecraft français. Je parle de jeux indés car des conférences sur ce thème ont eu lieu et aussi par que des nombreux youtubeurs ont répondu présents. Et je considère un youtubeur comme un acteur indépendant, certains vivant de cela mais ça j’y reviendrais plus tard.

Format Geek a été clairement victime de son succés, la veille on pensait qu’il y aurait peu de monde mais arrivé le matin à l’entrée nous nous sommes retrouvés face à 2/3h de queue. J’exagère pas, plus de 3000 personnes attendaient pour rentrer dans un espace pouvant en contenir que 1000 maximum, les organisateurs étaient génés vis-à-vis de ces personnes qui avaient fait le déplacement. Certains étaient venus de l’autre bout de la France juste pour faire plaisir à leur enfant voulant voir tel ou tel youtubeur. Vous me direz la convention est gratuite on a pas trop à se plaindre, ouais enfin ça l’affiche mal ! Heureusement les invités ont joué le jeu et se sont baladés dans la queue pour voir leurs fans.

Des cubes et des pioches – Les Patricks

Des Cubes et Des Pioches c’est 14 000 visiteurs en 2 jours, une centaine d’invités, une dizaine de stands et de conférences et beaucoup d’amour. Globalement les visiteurs sont repartis heureux, heureux d’avoir pu rencontrer Frigiel, Leozangdar, Aypierre et les Patricks, Baltou et GussDx et l’équipe d’HunterZ, At0mium et Deriv qui s’est enfin montré (et j’avoue que c’était un grand moment pour moi) ou encore Matthieu Sommet (SLG) et LinkTheSun (Point Culture) qui étaient là parce que… ils en ont rien à faire de Minecraft mais ils étaient là quand même :D.

facebook dcdp

Toutes les photos en cliquant sur l’image

J’y suis allé pour voir les amis principalement mais aussi pour prendre des photos car je me suis trouvé une passion pour la photo et j’ai pris les quelques clichés ci-contre à défaut d’avoir du réél contenu à filmer. Mais aussi pour les conférences, à commencer par celle sur Youtube à plein temps (disponible ici) animée par Aypierre, AlexClick, IPlay4You et BillSilverlight vivant de leurs vidéos notamment sur Minecraft.
Autant être clair j’ai bien rigolé, ils parlaient de leur métier comme si c’était fortement contraignant. Je veux bien qu’ils prennent du temps notamment pour garder un œil sur les statistiques et les commentaires mais tourner une ou deux vidéos sur Minecraft par jour n’a rien de bien fou. A tout péter cela prend 3h, s’en suit la lecture du millier de commentaires mais une fois que t’as compris que les 30 premières minutes étaient constituées de first puis d’insultes tu as tôt fait de faire le tri. Bon pour les anciennes vidéos c’est un peu chiant mais faisable, pas de quoi crier au loup. Je rage encore peut-être mais ça m’énerve ceux qui se plaignent du haut de leur trône doré alors que leur contenu est loin d’être le plus travaillé qui soit. J’ai beaucoup plus de respect pour ceux tenant les sites ou publiant une demi-dizaine de vidéos par jour.

IPlay4You, AlexClick, Aypierre et BillSilverlight, vivant des Youtube!

Ce qui est intéressant à regarder ce sont les profils de ces youtubeurs, tous assez différents. Cela va du jeune bachelier à l’ancien ingénieur qui profite du fait de pouvoir vivre de leur passion. Je trouve que c’est une expérience à vivre et travailler pour mon propre compte est un truc qui me plairait même si cela se fait au détriment des 35h, des vacances et du salaire. Les Youtubeurs sont assez jeunes (la vingtaine) et la plupart n’ont pas du tout la grosse tête, ils sont heureux de voir leur public et là où les stars du petit écran snobent leurs admirateurs et voient en eux des billets sur patte, les stars du net ont du mal à se rendre compte de leur communauté, après tout ce n’est qu’un chiffre sur un écran.

Image de prévisualisation YouTube

Et justement ceux ayant conscience de la réalité des choses étaient Biloulette, Matthieu et Links pour Les Créateurs sur Internet. Tout d’abord je tiens à signaler que le public de cette conférence était très mature ce qui a donné lieu à d’excellentes questions notamment sur l’impact des vidéos sur les jeunes, le développement de la plateforme, les opportunités que cela offre ou encore la possibilité de regrouper tout le monde dans un gros média. Je pense que cette idée est à creuser pour passer outre les divers impôts, cependant regrouper tous les gros youtubeurs sur la même chaine rendra l’ensemble sectaire et attisera la jalousie. Cela se voit déjà au niveau du Nesblog ou du Studio Bagel. C’était LA conférence à ne pas manquer.

Toujours souriants At0mium et Deriv présentent l’univers indépendant

Le lendemain c’est assez tôt et avec trop peu de sommeil que j’ai assisté à la conférence sur les jeux indépendants animé par At0mium et MrDeriv, gérants de IndieMag et désormais tous deux chez JeuxVideo.com. Intéressante de par sa construction qui mettait de côté les habituels gros jeux indés pour se concentrer sur le pourquoi de ce « mouvement ». On a parlé de Kickstarter et des éventuelles dérives du crownfunding. Personnellement je n’aime pas cette façon de récupérer de l’argent car le fundeur parie sur du vide et le résultat final, quand ça abouti, est parfois pitoyable. La règle du « plus vous donnez, plus y aura de features dans le jeu » m’insupporte, en gros si le projet arrive juste à réunir les fonds il sera moisi. Enfin il y a pas que des mauvais projets, désormais beaucoup d’entre eux proposent des démos ou des vidéos WIP. L’indé c’est aussi la renaissance de vieux gameplay ou de graphismes rétro (même si il y en a beaucoup trop, ainsi l’indé est souvent synonyme de jeux au rabais). Concernant le prix beaucoup d’entre nous ne veulent pas dépenser énormément même si le jeu est très bien, préférant plus investir dans des licences qu’ils connaissent.
Enfin il faudrait tout un dossier pour parler de l’indé.

Merci à tous d’avoir faire vivre le Carrefour Numérique

On pouvait aussi prendre part à Mineboxradio, on s’est bien à faire les idiots et à regarder Links et Matthieu se ridiculiser avec des Flambys. J’ai aussi gagné un clavier chez Minefield… que je suis pas allé chercher, c’est malin j’en veux un pour Noël.

Que dire à part vivement l’année prochaine en espèrant un plus grand espace car on a un peu embêté les vigiles de la Cité des Sciences. Encore merci à Biloulette, Mat Fenric, toute l’orga et tous ceux que j’ai croisé.

nov 01 2013

Vision d’Activision par David Neichel

Et non je ne parlerais pas de Moïse fendant les weshs à coups de béquille. Ni de l’irresponsabilité de certaines personnes ou le comportement des vigiles ou des personnes accrédités. Certes ceux avec de jolis badges ont fait choux gras et se sont empiffrés de bracelets collectors mais les 500 courageux ayant attendus une dizaine d’heures par 6°C sont tous des One of 500 qui recevront dans quelques jours une édition collector de Call of Duty Ghost à 200 balles.

Je suis plutôt ici pour vous parler de David Neichel, président du SELL et directeur d’Activision France. On pensera ce que l’on veut de lui mais après l’avoir rencontré je peux dire que cet homme est sérieux et sympathique.

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C’est grâce à StudioBB que j’ai pu préparer l’interview que je vous diffuserais surement Lundi. Ceux-ci me contactent pour écrire les questions à lui posé ! Bon on a bien galérer pour trouver de bonnes tournures de phrases mais Lucas à, au final, improvisé car nous avons choisi d’interviewer le Président et organisateur de la Paris Games Week… cependant en off nous avons discuté Activision et je vais essayer de vous retranscrire ce qu’il a dit.

Il n’a pas voulu faire de commentaires sur les débordements de la nuit, je sais que le communiqué de presse est bien loin de la vérité mais mettez-vous à ma place : Interviewer le directeur d’un acteur majeur du paysage vidéoludique, on est bien lui d’un youtubeur.

Mais sa vision de Activision/Blizzard (il tient à ce lien) est étonnamment proche de la mienne.
Lucas a demandé si la licence Call of Duty n’enfermait pas Activision dans une cage-dorée omettant ainsi ses autres licences prometteuses que sont Skylanders et Destiny !

Et en fait c’est voulu, on plutôt Activision n’a aucun intérêt à associer leur nom à Skylanders, les petites figurines se vendent bien auprès d’un public enfantin et les parents ignorent que l’éditeur fait aussi l’un des jeux les plus violents du marché. De ce côté-là c’est bien vu et j’aurais fait pareil.

[pullquote align= »left|center|right » textalign= »left|center|right » width= »30% »]Activision ce n’est pas que Call of Duty[/pullquote]Il nous a ensuite dit que Activision ce n’était pas que Call of Duty mais aussi des licences innovantes à venir ou en développement. Ça fait trois ans que Destiny est en chantier, l’éditeur mise beaucoup dessus, Bungie a beaucoup travaillé dessus pour en faire une licence forte.

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Ensuite on a parlé de Call of bien évidemment et surtout de son manque d’innovations et de prises de risques. David a dit que les nouveautés arrivent petit à petit, à chaque épisode il y a de nouveaux éléments comme le mode Zombie (remplacé par le mode Invasion) mais aussi un bon dans le temps avec la guerre moderne. C’est compliqué d’amener beaucoup de nouveautés quand la fanbase est forte car on risque de la perdre (en acquiesçant ses propos je lui ai cité Assassin’s Creed qui décevait les fans de la première heure). Ainsi les développeurs avancent pas à pas. Et puis n’oublions pas qu’il y a trois studios (Infinity Ward, Treyarch et Sledgehammer Games) et que les jeux sont un peu différents.

[pullquote align= »right » textalign= »left » width= »30% »]La série s’essaie à l-e-sport console[/pullquote]Concernant l’e-sport depuis deux épisodes la série s’y essaie, je lui ai dit que le jeu était encore mal équilibré et il en est conscient c’est pour cela que de subtiles changements sont à prévoir dans ce Ghosts. C’est pour cela que le jeu est moche (oui je lui ai fait la remarque, le jeu était sur Xbox One, on aurait dit Duke Nukem Forever), il a juste dit qu’il y avait des priorités plus importantes.

De mon point de vue Activision a les moyens de faire un beau jeu, le Quake Engine de 99 accuse ses années et même dopé aux hormones il fait pitié face au Frostbite 3 et ses jeux de lumière de fou furieux. J’ignore si Ghost peut devenir un jeu e-sport, BO2 était pas mal mais il est tout de même difficile de faire la différence entre un bon et un mauvais joueur, d’autant que la communauté est infect (sauf sur PC).

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[pullquote align= »left » textalign= »right » width= »30% »]Avec Blizzard et Starcraft 2, Activision n’oublie pas l’e-sport[/pullquote]

Après CoD est un jeu e-sport console et non PC, il accompagne FIFA  et ne cherche pas à concurrencer Battlefield ou Counter-Strike, ténors de l’e-sport FPS PC. Il a dit qu’avec Blizzard et Starcraft 2, Activision n’oublie pas l’e-sport cependant c’est un domaine exigeant.

C’est en substance ce que David Niechel nous a dit, n’ayant pas d’enregistrement je me suis raccroché à mes souvenirs. Clairement ceci n’était pas un discours de commercial mais d’acteur du marché. J’ignore si Call of Duty changera ou si Destiny sera un bon jeu mais je suis curieux de voir les projets trainant les cartons.
Actifric restera Actifric mais sur certains points il n’a pas tort !

juil 10 2013

Rencontre avec Antoine Daniel

On le sait sur internet le meilleur côtoie le pire et ce pire a tendance à buzzer, à être partager et à devenir un même. Qui ne se souviens pas de « Ginger » ou plus récemment de Nabilla ? Et dans ce web du What The Fuck certains cherchent les pires vidéos. C’est vieux comme le monde, Video Gag le faisait y a 10 ans, puis Spi0n puis les chaines de télé… et c’est quand la boucle est bouclée que l’on se dit que tout est fini. Mais c’est sans compter l’innovation des internets qui, au lieu de faire des vieux  zappings pourris, commentent les fameuses vidéos récupérées.

Alors oui ce concept vient tout droit des US avec le grand Rey William Johnson mais à la sauce française ça donne quelque-chose de différent, de plus scénarisé comme avec Salut les Geeks ou de plus délirant avec What The Cut.

Antoine Daniel

C’est donc Antoine Daniel que j’ai rencontré à Epitanime (dans mon école et tout !). Grand moment pour moi, et pour lui puisque c’était l’une de ces toutes premières conventions…

– Qui est Antoine Daniel ?
– Regarde ça gamin et rigole !

Antoine est donc l’ « animateur » de l’émission What The Cut qui analyse certaines vidéos du web. Sortant tous les deux semaines environ, la chaine a atteint en un an 450 000 abonnés. Notamment grâce à ses hors-séries dédiés aux vidéos d’un pays en particulier et à sa proximité avec ses abonnés via Le 29 et Twitter. Ingé son de formation, il tente actuellement de vivre de ses vidéos le temps de produire son premier album. Il gère plutôt bien sa chaîne grâce à une ligne directrice précise et une qualité toujours au rendez-vous quitte à prendre du retard.

Antoine est un mec simple, cool, d’à peu près mon âge et je vous invite à le découvrir dans la vidéo suivante.

Let’s Watch bande de tacos au sperme.

 

 

N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensez, et à suivre ma chaine et mon twitter pour plus d’informations.

juin 05 2013

Concert de Lindsey Stirling à l’Olympia – J’ai joui des oreilles!

La musique adoucie les mœurs ! Enfin c’était sans compter les stars du rap français qui m’agressent tous les jours les oreilles dans mes bus de banlieue. Heureusement internet révèle des vrais artistes, des musiciens talentueux comme ThePianoGuys, Tyler Ward mais surtout Lindsey Stirling. Depuis deux ans la belle violonniste n’a de cesse de nous surprendre et d’enchanter nos oreilles. Chacune de ses vidéos est une pure merveille dépassant allègrement les 10 Millions de vues. Elle a su géré sa célébrité soudaine (dù à son Medley de Zelda notamment) et apparaissant dans les vidéos de plusieurs autres artistes du web comme Freddiew et s’est imposée comme une des révélations de 2011.

Lindsey Stirling Olympia

Et ses tournées mondiales sont qu’une preuve de plus montrant les bienfaits du net. C’est donc ainsi que j’ai eu l’occasion, que dis-je la joie, que dis-je l’honneur ! De voir un concert de Lindsey, à l’Olympia (carrément) et le pire c’est qu’elle a tout de même remplie la salle, vendue toutes les places en loge en quelques heures et à peine plus pour celles en fosse et nous fournir une prestation juste… AWESOME !

Pour vous faire rager je vous dirais que j’ai encore grugé toute la queue de 300m qui stationnait devant l’Olympia (genre j’allais attendre 2h debout + 2h pendant le concert). « Bonjour monsieur le vigile, y a un dispositif pour les handicapés ? -Oui mets toi là ! » Bon ben voilà, je suis rentré avant tout le monde, j’ai une place assise au dessus de la fosse, au premier rang.
Le rêve ? Oui c’est une des nombreuses définitions de cette situation.

Enfin le rêve a eu un peu de mal à démarrer puisque la première partie fut assurée par un rappeur US des plus casse-tympans ! Déjà que j’aime pas le rap alors si c’est en plus un mec mauvais et que les enceintes ne soient pas calibrées pour ce type de musique c’est un peu une horreur. Et puis si c’est pour chauffer la salle, pourquoi avoir mis 20 min d’entracte ?

Bref à 21h arrive enfin celle que tout le monde attend, Lindsey Stirling, la merveilleuse Lindsey était enfin là et nous en a donné pour notre argent. Je vous laisse admirer la liste des morceaux.

Pas mal de beaux morceaux

Pas mal de beaux morceaux

Ce qui est marrant c’est qu’en 2010, lorsqu’elle avait participé à America’s Got Talent (leur Incroyable Talent à eux) les jurés avaient dit qu’elle n’avait pas de talent et qu’elle serait incapable de remplir une salle à Las Vegas… en 2013 elle joue à guichet fermé dans l’une des plus grandes salles de France !

Cette fille est une performeuse, une artiste et quelqu’un capable de mélanger classique et moderne. Ces titres ont des consonances très rock, dubstep, classique. Elle aborde un peu tous les styles de musique au travers de clips très bien filmés et faisant appel à la culture geek. C’est ça qui m’a plu lorsque j’ai découvert Transcendance en Septembre 2011 (soit avant Zelda) et que j’ai suivi son parcours jusqu’à aujourd’hui !

Le concert ? C’était top, la belle virevolte partout tout en jouant c’est hypnotisant et cette fois-ci les enceintes étaient bien réglées. Le public était chaud, elle interagissait un peu avec le devant de la fosse et s’est changée plusieurs fois durant le concert, passant du noir au blanc et au marron histoire de s’accorder à ses thèmes musicaux. Elle a fait aussi un petit discours comme quoi elle était enchantée d’être ici. Merci Lindsey c’est aussi un plaisir de te voir.

Accompagnée par son pianiste et son batteur, la performance de l’artiste n’en été que meilleure. Et étonnament on percoit très bien le violon malgré la batterie. Au passage le batteur était excellent, étant moi même batteur j’apprécie d’autant plus la performance.
Et la voici dansante, tourbillonnante, allant de plateformes en plateformes, jouant avec l’écran et mimant sa propre performance pour le plus grand plaisir des spectateurs. Elle nous parle, nous remercie et se moque de sa relative célébrité au travers d’un clip. C’est cool, c’est frais et ça claque!

La belle n’étant pas habituée à la scène elle n’avait rien préparée pour le traditionnel retour, la voici donc en train de composer un morceau spécialement pour l’occasion, surprenant ainsi toute l’assistance (et donnant du boulot à la régie).

Je peux malgré tout critiquer un peu Lindsey Stirling car ses musiques se ressemblent souvent, on retrouve certains passages au violon dans tous ses morceaux, ce n’est pas dérangeant mais il est parfois difficile de différencier un titre d’un autre.

 

Photo flou mais j'ai rencontré Lindsey Stirling

Photo flou mais j’ai rencontré Lindsey Stirling

Je suis mauvaise langue car j’adore Lindsey et le plus AWESOME dans l’histoire c’est que j’ai eu l’occasion de la voir après le concert puisqu’elle est sortie dire bonjour au dessinateur de sa page Facebook qui était en fauteuil roulant et avec qui j’étais durant le concert (les personnes handicapées étaient toutes regroupées). J’ai vu aussi le batteur et c’était cool ! Enfin c’est juste extraordinaire pour moi et je regrette pas d’y être aller ! Aaaah j’en rêve encore la nuit !

 

Bref pour ceux qui ne connaissent pas Lindsey Stirling je ne peux que vous conseiller d’écouter cette playlist car c’est juste du bonheur. Merci Lindsey et surtout merci au staff de l’Olympia qui sait gérer les personnes handicapées et ça c’est très bien et que trop rare !

 
Merci-lindsey

mai 20 2013

Enter the Last Metro Light

Logo Metro Last Light

Pour une fois le métro n’a pas eu de retard et il n’y a pas eu d’accident de parcours pour se rendre à l’événement Metro Last Light, le dernier jeu de 4A Games, c’est dans les couloirs sombres de Issy les Moulinaux que Koch Media a accueilli blogueurs et journalistes dans un cadre collant tout à fait à l’ambiance sombre du jeu. Le vigile vérifiait d’ailleurs nos tickets (offert par Sebavenger) à l’entrée du haut de son accent russe et de son air grave ! Mais en fait le mec connaissait juste un mot de russe et son costume venait de l’accessoiriste du coin.

Avant d’aller parler à mes connaissances, j’ai assisté à une présentation du jeu par deux développeurs ukrainiens qui ont vite abandonnés l’idée de nous parler, les français comprenant mal l’anglais, c’est l’auteur des romans Metro, Dmitry Glukhovsky qui nous a présenté son univers dans un français parfait. Et le mec ose nous dire qu’il parle mal français. En plus il était hyper intéressant. D’ailleurs un film est en prévision et vu les trailers avec des vrais acteurs qu’on nous a montré il y a matière à faire un truc top.

Et cet univers est très prenant, glauque et donne pourtant envie de s’y plonger. Plonger dans la déchéance de l’humanité, l’apocalypse et les idéologies extrémistes comme des groupuscules nazis. Metro se passe à Moscou après une guerre nucléaire qui a ravagé la surface, seuls les habitants qui se sont réfugiés dans le métro ont pu survivre. Enfin ça c’était avant que notre joueur ouvre un passage vers la surface et laisse ainsi rentrer des créatures mystérieuses, les Sombres (appelées Noirs en VO mais du coup ils ont changé le nom car « J’ai tué plein de Noirs » ça passait moyen chez nous).
Même si Metro 2033 avait deux fins, les développeurs ont choisi de continuer l’aventure en partant de la mauvaise fin, résultat il ne reste plus de Sombres, sauf un et le héros devra essayer de communiquer avec lui. Le jeu est donc différent du roman Metro 2034 même si à la base il devait fortement s’en inspirer.

Ambiance dérangeante et pourtant reposante

Ambiance dérangeante et pourtant reposante

Pour avoir fini le jeu, il est très beau et surtout optimisé, fini les machines de guerre nécessaires pour jouer à MMetro 2033. Enfin il reste très gourmand mais l’ambiance est excellente. L’histoire est le point fort du titre ainsi que la façon dont sont traités les différents mouvements du 20ème siècle (nazisme, communisme, anarchie…), j’ai trouvé que les explosions étaient un peu trop présentes par contre. Rassurez-vous le gameplay n’est pas en reste et Metro Last Light flirte avec le jeu de survie/horreur avec une gestion des munitions et de l’oxygène (l’air extérieur étant vicié). Ça reste du post-apo avec ses codes et ses environnements sombres, désertiques et désertés mais la découverte de certaines zones nous fout une claque bien sonnante  Notamment au début lorsque vous découvrez la surface c’est assez sympathoche.

Durant le reste de la soirée on pouvait jouer, bien sûr, au jeu (sur des PC de guerre signés nVidia) et manger des spécialités russes. Ce n’est pas mauvais et souvent à base de champignons froids et de sucres. Bien sûr il y avait quelques bouteilles de champagnes, de la bière et du coca mais les vrais hommes carburaient à la vodka. Il y avait une vodka fruitée excellente, bien loin des pisses-vinaigre des supermarchés. Et il y avait un stand photo avec une demoiselle courtement vêtue mais on se demande ce qu’elle foutait là car le jeu ne s’y prête pas vraiment.

Dlm

Personnellement j’ai plus discuté avec l’éditrice des romans de Glukhovsky, qui sont édités par l’Atalante, j’ai appris beaucoup de choses sur le monde l’édition, comme par exemple les chiffres de vente de certains livres. 8000 exemplaires vendus est donc un bon score ce qui est assez révélateur de la mauvaise santé des livres. J’ai aussi fait la lumière sur le pourquoi des prix des livres dématérialisés. Si un pdf est aussi cher qu’un livre papier c’est parce qu’un ouvrage à un prix unique. Merci la loi toujours en retard sur les nouvelles technologies ! Par contre je regrette vraiment de ne pas avoir pris une interview avec l’auteur c’est quelqu’un de passionné avec un univers riche. Même si il ne se considère pas comme un scénariste de jeux, il créé beaucoup trop de personnages dans ses livres ce qui fait qu’ils sont faciles à adapter en jeu.  Il est plutôt content du rendu final, fidèle à son univers.

Bref l’événement était vraiment sympa et le jeu vaut vraiment le coup si vous accrochez à ce genre d’univers. Néanmoins il reste assez court, trop peut-être pour s’imposer comme un titre majeur de 2013. Pour ma part je vais lire Metro 2033 qu’on nous a donné (et dédicacé).

mai 01 2013

Le Stunfest 2013, ça tatane!

 Il y a des fois où le travail te surpasse, où celui-ci te fait craquer et où tu veux t’enfuir de ton petit train-train quotidien donc direction Rennes pour une petite convention plus que prometteuse. Le Stunfest ! Encore une fois en Bretagne, cette convention m’a beaucoup rappelé les Geek Faëries d’Orléans (qui se tiendra de nouveau en Septembre prochain), car l’ensemble est convivial, amicale et surtout plus intéressante que les grosses conventions remplient de vendeurs d’armes pour otakus en herbe.

Ici point de queues interminables à dédicaces mais un hommage aux jeux d’arcade et de combat. L’occasion de découvrir aussi une communauté plus mature et passionnée priant le dieu du stick. Nombreux sont ceux aiment défoncer leur adversaire dans un grand melting-pot et ses quelques échanges de baffes permettent à chacun de faire connaissance. Malgré la présence des vidéastes bretons, les fans n’étaient pas aussi nombreux que dans les conventions habituelles.

Image de prévisualisation YouTube

Ainsi on retrouvait toute l’équipe du Nesblog qui sponsorisé d’ailleurs l’évènement, de Usul à Cœur de Vandale en passant par Kaox et Karim Debbâche. Les différents chroniqueurs de Jeuxvideo.com étaient présent (à part Mamytwink et le présentateur du très bon « Le Fond de l’Affaire »). Pour ma part j’étais encore plus heureux de retrouver Fred et Seb du Grenier, Baltou, Paulo, Nyo, Cauet, At0mium, Meeea, Rufio et tous ceux que je connais de près ou de loin mais qui se sont prêtés au jeu et se sont présentés en vidéo. Ce fut aussi l’occasion de me présenter à LinksTheSun ou Antoine Daniel, qui contrairement aux apparences n’est le frère de Benzai.

[pullquote align= »left|center|right » textalign= »left|center|right » width= »30% »]Merci encore à ceux qui sont venus me dire bonjour ça fait chaud au cœur de voir un peu qui nous suit[/pullquote]Plus que des « célébrités » Ken Bogard, Bob et les autres sont des personnes que j’apprécie et ce genre d’évènement permet vraiment de souder des liens entre créateurs de contenus. Alors que certains se sentent exclu de ce cercle pourtant très ouvert, nous discutons entre nous et on raconte tout un tas de conneries bien loin de ce que les gens connaissent de nous. Cela permet de briser la glace dirons-nous. Merci encore à ceux qui sont venus me dire bonjour ça fait chaud au cœur de voir un peu qui nous suit.

Mais le Stunfest n’était pas un rassemblement people, c’est avant tout une messe dédié au stick, au dosage intensif donc direction l’arène pour prendre en main quelques maniac shooter , bornes et autres jeux de combat. De Dodonpachi à Crazy Taxi en passant par les différentes déclinaisons de Street Fighter, chacun trouvé son bonheur. En plus on pouvait se poser dans des transats pour admirer des superplayeurs, elle n’est pas belle la vie ?

Non ! Répondra mon corps qui crevé de froid malgré le soleil breton, Allo quoi ! Y a du soleil et il fait 10°. C’est comme si t’étais en Bretagne et qu’il ne pleuvait pas ! Bon ce n’était pas non plus comme pendant la guerre de 78 mais je me les pelait et à l’intérieur on crevait bien entendu de chaud. On est tout de même resté les trois jours pour pouvoir assister aux diverses conférences qui avait lieu le samedi et qui doivent être disponible en replay sur le site officiel.

Conférence with At0mium et Yann Leroux

La première qu’on a vue était sur l’apport du jeu vidéo dans le développement de l’enfant. C’était animé entre autre par At0mium et Yann Leroux (psychanalyste et auteur de « Les jeux vidéo ça rend pas idiot »  ) et présenté par Cœur de Vandale. Et alors que de nombreux parents ont une peur quasi maladive des jeux vidéo, voyant en eux qu’une cause de l’échec scolaire de leur enfant, d’un catalyseur de folie et un renfermement sur soi-même. Les intervenants voient plus un outil de découverte et d’apprentissage bien loin des soporifiques serious games. Il est cependant dommage d’orienter la conférence à grands coups de citations philosophiques rendant juste l’ensemble imbuvable. Le jeu vidéo est média jeune non soumis aux codes traditionnels, pourquoi vouloir le brider ?

[pullquote align=right textalign=right width= »30% »]les jeux diffusés via Steam, XBLA et autres agrégats de jeux dématérialisés sont-ils vraiment indépendants?[/pullquote]Notre côté minecratien et donc sensible à l’indépendance des jeux vidéo nous a poussé à assister à la conférence sur les jeux indépendants. Ces jeux sont très souvent un symbole de liberté et surtout d’innovation car c’est de là que sortent de nombreux concepts à mille lieues des fps vus et revus. Fez a été cité assez souvent car bien qu’indépendant il est tout de même vendu sur la plateforme de Microsoft. Ainsi les jeux diffusés via Steam, XBLA et autres agrégats de jeux dématérialisés sont-ils vraiment indépendants? D’une part oui puisque leur développement n’est soumis à aucune contrainte ; mais de d’autre part le jeu doit tout de même se vendre et être diffusé. La liberté ne tiens qu’à un fil et pour une dizaine de jeu prisé par la critique, un millier d’autres attend dans les tréfonds de l’internet. Bref là encore je vous convie à mater le replay ! Au passage j’ai conclu la conférence en demandant si certains développeurs n’étaient pas un peu trop over-hypés et trop mis en avant par rapport à leur création. Je pense principalement à Notch et sa Minecon ou au créateur de Fez déclarant que les joueurs devraient payer son jeu dix fois plus cher tellement il est bon. La question était osée c’est vrai et cela a dérangé notre chroniqueur du jeu indépendant favori.

L'ancêtre de la 3DS à entre fait une nouvelle victime!

L’ancêtre de la 3DS à entre fait une nouvelle victime!

Fini les enfantillages, caméra et micro au poing, il est temps d’aller dire bonjour aux connaissances et d’admirer les champions dans l’arène. Y a avait du bon niveau, notamment sur Marvel vs Capcom 3 ou encore Blazblue qui m’a assez impressionné. Malgré le niveau, les joueurs ont l’art du spectacle et n’hésitent pas à finir le combat avec le coup le plus spectaculaire. J’ai vu aussi quelques superplay de Tetris avec le mode invisible.

Et sinon j’ai réussi à jouer au Virtual Boy, la console « portable » en 3D de Nintendo, bon j’ai juste perdu la vue un petit moment après cela mais je confirme que comme sur 3DS, la 3D est inutile !

Dis comme ça le Stunfest vous a peut-être pas trop donné envie mais c’était cool, il faisait froid, y avait pas trop de monde, des copains, des « stars » et un concert de 2080 avec sa Megadrive. Y avait des mecs qui se loupaient dans leur speedrun et d’autres qui avaient les yeux collés à la borne d’arcade. Vivement l’année prochaine !

mar 07 2013

Bioshock Infinite, event dans les nuages

Direction Columbia en ce Mardi 5 Mars grâce à l’ami Xawow pour une fin d’après-midi aussi luxueuse et mitigée que le jeu en lui-même. Comme il faisait beau j’ai pu admirer la beauté de l’hôtel 4 étoiles à la mode parisienne dans lequelles blogueurs et les journalistes sont venu tâter le bourrinisme de Booker et sauver la belle Elizabeth. L’escalier pouvait faire de l’ombre à la galerie des glaces et nous permet de nous faire beau avant de rentrer dans le salon garni de PC. Bon j’avoue que j’ai à peine eu le temps de m’asseoir dans le canapé qu’il fallait nous diriger vers la salle de projection. Oui dans les hôtels quatre étoiles il y a des salles de cinéma plus luxueuse que n’importe quelle salle du Gaumont.

Et nous voici, tout d’un coup, en présence d’un nouveau dieu du jeu vidéo, messieurs ! Veuillez accueillir comme il se doit le co-fondateur de Irrationnal Games et créative-director de la saga Bioshock, monsieur Ken Levine… bon ok le public est un peu blasé mais on écoute religieusement ses paroles et que son jeu il est trop bien ! Bref tout ça pour dire qu’il est dans la place et qu’il va nous montrer deux trailers de la mort que tout le monde a déjà vu !

On va pas chier dans le marbre plus longtemps, le jeu est beau, pas incroyable mais beau et nous avons la chance de voir une séquence de gameplay située au début du jeu lorsqu’on fait connaissance avec Elizabeth, une jeune fille à l’histoire rappelant le destin des princesses de Disney enfermée dans sa prison dorée à essayer de se découvrir sans se rendre compte de la réalité. Dans cette séquence on se rend compte de l’ambiance très glauque et oppressante du titre, on est dans un Bioshock c’est sûr (d’ailleurs faudra qu’on m’explique comment il peut pleuvoir dans une ville au-dessus des nuages). En ce début du siècle, Columbia s’envole et se coupe de toute civilisation et doivent évoluer sans prendre en compte les autres. Les gens sont fous, horribles et vous n’aurez finalement plus qu’une envie c’est de défoncer ce peuple de dégénérés. Leurs mimiques et leurs croyances sont tellement dérangeantes par rapport à la société tolérante à laquelle on est habitué.  Remarquez que j’évite de spoiler, toujours est-il que vous rencontrez Elizabeth avant de sombrer dans les abîmes.

Après tant d’émotions il est temps de remonter manger un morceau et boire un coup. C’est donc assis sur un canapé, un verre à la main et un nem à la bouche que j’ai pu parler avec les blogueurs sur place (dommage que Ken soit parti). On a pris des photos avec la griffe pour les tyroliennes et on avait pas le droit de prendre de photos « pour le spoil », lol! qu’est ce qu’on va spoiler? et on a regardé les autres jouer sur les PC de guerre. Bon je l’avoue j’ai tout de même pris la manette pour un peu me balader. Pour ma part c’était le clavier et la souris pour un début de jeu qui n’est pas sans rappeler les précédents opus et toujours un peu Dishonored à cause de l’ambiance et du style graphique du titre.

Et justement, graphiquement c’est beau, beau mais sans plus on n’est pas là face à un Crysis ou un Tomb Raider. C’est un jeu de fin de vie de la console mais avec un moteur de milieu de génération. Bioshock Infinite est dans la lignée des précédents, des couleurs pastel, des jeux de lumière impressionnants et des personnages assez malsains derrière leurs sourires. Les visages seront toujours aussi importants pour représenter la folie, celle malsaine, violente.
Rien à dire le jeu est optimisé et fluide pour permettre au joueur d’admirer la ville volante de Columbia et de d’imaginer habiter à l’intérieur. La profondeur de champ est bonne c’est sùr, je suis curieux de voir ce que ça donnera sur console. De même les effets d’eau, de feu et de lumière sont justes incroyables, on s’y croirait !  C’est tout ce jeu d’ombres et de lumières, de reflets dans les éléments de décor qui feront de Bioshock Infinite le digne héritier des oppressifs Bioshock.
La ville en elle-même est vivante, il faut dire qu’on arrive en pleine fête foraine avec des stands criant de réalismes et aux gameplays divers et variés qui ne tiennent, pour une fois, pas du simple mini-jeu crispant mais d’un vrai jeu amusant.

En 20 minutes je n’ai pas pu voir grand-chose du gameplay, ça reste du Bioshock avec les plasmides (enfin les pouvoirs) et les armes à feu typiques du FPS, le tout dans le pure style steampunk du siècle dernier. C’est fluide, punchy et assez malsain lorsqu’on découvre le pouvoir du feu en se cramant la main la première fois. Je dois avouer qu’on ressent beaucoup notre côté humain avec un héros plus léger et moins mécanique que dans Bioshock 2. Ne comptez par contre pas sur le charisme d’huitre de Booker DeWitt pour en imposer mais plus sur une Elizabeth qui en connais plus sur la vie et la survie que la plupart des joueurs ! Néanmoins n’oubliez pas que les apparences sont parfois trompeuses et Columbia la divine pourra autant vous aider que vous détruire.

Comme dis plus haut, la ville sera peuplée et le peuple semble enfermé dans sa propre religion. Il faut dire que la cité n’était pas censée voler de ses propres ailes et donc se perdre dans un certain fanatisme régi par un mec  encore plus taré (taré dans le genre où t’as envie de lui coller une balle de pompe dans la tunique).

C’est plus l’ambiance qui décidera si le jeu est bon ou non car les premières séquences de gunfight rappellent parfois les films de Michael Bay qu’un jeu subtil et passionnant. C’est le pitch et les bruitages et toute la structure du jeu qui fera de Bioshock Infinite un très bon jeu ou une énième déception de ce début d’année. Enfin on verra ça le 26 Mars sur 360, PS3 et PC !

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