Donwar

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Nom : Donwar
Date d'enregistrement : 13 juillet 2011
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  1. Salon du Livre Jeunesse de Montreuil — 13 décembre 2015
  2. Playstation Experience ou comment préparer Noël — 11 décembre 2015
  3. Emily is Away – l’histoire de ma vie — 24 novembre 2015
  4. [Film]Hunger Games 4 : La Révolte – De Panem à Paname — 23 novembre 2015
  5. Nintendo Direct Novembre 2015 – le catalogue de fin d’année. — 13 novembre 2015

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déc 13 2015

Salon du Livre Jeunesse de Montreuil

La semaine dernière était sous le signe de la lecture, j’ai déjà pris le temps de finir tous mes livres depuis longtemps entamées et je suis parti me réfugier le dimanche après-midi à Montreuil, au salon du livre jeunesse. Avec les quelques évènements récents, les sorties à Paris se font rare, naviguer entre les militaires n’est en effet pas agréable.

C’était la première fois que je me rendais à cet évènement, je suis plus un habitué du Salon du Livre, plus grand public et varié. Mais étant donné que je suis adepte principalement de fantastique et de littérature « Young Adult » ; je découvre le terme, ça fait un peu « t’es encore un ado dans ta tête » ; j’ai pensé trouver quelques titres sympas à lire prochainement.

Bon pour le coup c’était un peu l’échec, par contre j’ai passé un bon après-midi, il n’y avait pas trop de monde, il ne faisait pas trop chaud et le salon est assez grand pour pouvoir se poser. La veille Cyprien et Natoo sont venus signer leurs livres en rencontrant un franc succès et le monde de l’édition semble heureux de voir arriver ces nouveaux venus très médiatisés.
Le Salon du Livre Jeunesse est très centré jeunesse, enfin enfants quoi. Ici c’est le royaume des contes, des J’aime Lire et de Spirou, on est loin des mangas, BD matures et autres 50 Nuances de Gris.

C’est un peu ça le souci du coup, d’un part on a un salon centré enfants, de l’autre un qui parlera plus aux adultes et aux livres plus conventionnels. Lorsqu’on aime les mondes imaginaires, il manque un peu de substance. Néanmoins, au fond du premier étage, on pouvait trouver quelques éditeurs qui parleront aux amateurs d’évasion, et pas mal aux gamers aussi.

On retrouvait donc le stand de Milady, l’éditeur vendant les adaptations romanesques (ou le matériau original) de films et jeux vidéo. Par exemple la saga Assassin’s Creed (livres très sympa pour certains), la saga du Sorceleur (The Witcher) ou encore Seul sur Mars. Ils éditent aussi des livres sur Minecraft avec des romans et des guides, c’est préfacé par TheFantasio974 et ça peut-être bien pour des enfants. D’ailleurs juste en face il y avait le stand de Meroll qui parodiait jenesaisquoi en faisant l’apologie de l’huile. Par contre je n’ai pas compris s’ils vendaient un truc.

Il était intéressant de voir aussi les nouveautés de Glénat, notamment les séries dérivées de Dragon Ball comme Jaco (n’achetez pas c’est un peu nul) ou encore Lou ! qui cartonne bien, merci le film qui était très bon et très parlant pour les jeunes filles. D’ailleurs j’ai feuilleté Icônne de Natoo, c’est très très drôle et ce même pour un mec !

Sinon j’ai découvert et redécouvert un certain nombre de beaux livres, il y avait un petit musée de livres anciens avec des classiques et des couvertures magnifiques, moi qui rêverait d’avoir une belle bibliothèque j’étais aux anges. Il est d’ailleurs dommage de ne pas voir plus de belles couvertures avec des tranches travaillées donnant envie d’exposer l’œuvre dans une bibliothèque. D’autant que cela n’est pas plus cher à faire.
Gallimard a sorti une édition très luxueuse pour Harry Potter puisqu’il s’agit des romans illustré avec des aquarelles absolument magnifiques, c’est un peu cher (une quarantaine d’euros) mais pour un collectionneur c’est le top.

Si je suis allé là-bas c’est aussi pour rejoindre la communauté Booktube, j’ai découvert ce phénomène il y a quelques mois via Myriam au YouTube Space. C’est tout simplement de la critique littéraire en vidéo, ça marche bien au final, on évite de délayer et de spoiler le livre comme on pourrait le faire à l’écrit tout en parlant de l’objet livre en lui-même. Elle avait organisée un meetup et malgré son nombre moyen d’abonnés, elle a eu beaucoup de monde venus la voir, c’est cool de voir une vraie communauté se créer autour de la lecture. Dommage que la salon ait repris à son compte le phénomène Booktube sans demandé leur avis aux premières concernées.

J’ai tout de même quelques livres à conseiller, découvrez l’éditeur Lumen, il est assez récent et édite des livres un peu connus comme le roman King’s Game (que vous connaissez plus en manga je pense). J’ai retenu Forget Tomorrow qui est sympa et The Book of Ivy qui est lui vraiment fantastique. Chez Bragelonne y a la saga l’Ange de la Nuit qui est bien écrit (et la couverture est très belle). Et pensez à lire La 5e Vague qui sortira en film l’année prochaine. Je suis très difficile en termes de livres, je cherche un style d’écriture travaillé donc vous pouvez me faire confiance.

 

 

 

 

déc 11 2015

Playstation Experience ou comment préparer Noël

 

 Si le milieu de l’année cristallise tous les regards de la presse vidéoludique, les fins d’année commencent à devenir riches en actualités. Si l’approche de Noël est un facteur de ventes énormes, il faut aussi préparer l’année suivante et rassurer le consommateur que son nouvel achat sera bel et bien alimenté en jeux.
C’est Nintendo qui a ouvert le bal avec son traditionnel Nintendo Direct, dernier vrai tour d’honneur pour une WiiU en berne et une 3DS désormais vénérable. Le futur s’appellera NX et Nintendo continue de cultiver le secret avant l’annonce pour 2016.

A l’inverse Sony se décide à griller tous ses cartes pour pousser l’acheteur vers sa PS4 désormais lancée sur un rythme de croisière. Avec le Playstation Experience, le constructeur s’assure une couverture médiatique importante au moment des achats de Noël. Le but n’est pas de montrer des nouveaux projets mais de vendre les jeux dispos sous peu.

Et le trailer de lancement de la conférence confirme cela, il joue sur l’émotion, sur la multitude de jeux disponibles dans l’univers Playstation. Rentrer dans ce nouveau monde c’est partir à la rencontre de nouveaux héros et de nouvelles expériences disponibles uniquement chez Playstation.

 

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Le RPG comme locomotive du hype train.

Si concrètement la conférence Playstation Experience était relativement mauvaise et ennuyeuse, elle a parfaitement rempli son rôle de guide d’achat. Et a su consolider l’aura de la PS4.

Mettre un trailer de gameplay de Final Fantasy VII Remake est une idée de génie. C’est fort et ça joue sur la hype déjà considérable du jeu. Alors que d’aucun n’aurait pensé voir une once de jeu avant 2016, Square Enix montre que son bébé est déjà bien avancé tout en précisant les points obscures pour les joueurs. Fini donc le tour par tour, on continue sur la lancée new edge de la licence, c’est-à-dire l’action RPG. En soit ce système de jeu fait beaucoup penser à Final Fantasy XV et surtout Crisis Core : Final Fantasy VII qui se déroule dans le même univers. Plus que ça, il rassure les fans via une plastique parfaite et des personnages bien modélisés. De quoi faire sauter de joie tous ceux qui rêvaient d’un Final Fantasy avec les graphismes du film Advent Children.
Anecdotes étonnantes, le jeu ne sera pas réalisé avec le très couteux moteur Luminous Engine de Square Enix, celui de Final Fantasy XV, mais avec l’Unreal Engine 4. Et cela parce que le développement de Final Fantasy VII Remake a commencé il y a bien longtemps ; presque 10 ans, avec celui de Final Fantasy XIII en fait, déjà que celui-ci a pris du temps ! Et cela colle bien avec les propos de Hironobu Sakaguchi parlant d’un développement très long et couteux si FF7 devait être refait.

Toujours coté RPG, c’est Level-5 et Ghibli qui ont surpris un peu leur monde avec le trailer de Ni no kuni 2 : Revenant Kingdom. Honnêtement on ne pensait pas revoir la fable vidéoludique du Studio Ghibli, avec un faible démarrage au Japon et un jeu peu suivi outre atlantique, le jeu était destiné à disparaitre et pourtant l’Europe réussi à faire monter le titre à 1.47 millions d’exemplaires vendus. Fort d’une direction artistique mignonne et aguicheuse et servie par une musique de Joe Hisaishi, il n’est pas étonnant que les européens aient succombés au charme. Le gameplay était cependant un peu poussif et l’histoire trop enfantine. Ce nouvel opus semble un poil plus noir.

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Le Playstation VR, aguicheur mais peu vendeur.

Bien sûr le véritable but de cette Playstation Expérience était de mettre en avant son casque de réalité virtuelle, le Playstation VR, auparavant Morpheus. Si déjà lors de la Paris Games Week le titre a eu bien du mal à me convaincre, cette conférence continue de me rendre sceptique. Comprenons-nous bien, ce n’est pas tant la VR qui me blase que les démos présentées qui me rappelle les présentations de Kinect ou du PS Move. Des jeux gadgets jouables quelques minutes avant d’être mises au placard. A l’image de Golem, expérience onirique surement semblable à Journey ou Eagle Flight de Ubisoft où l’on contrôle un aigle dans le Paris made in Assassin’s Creed, les jeux VR semblent manqués d’intérêt ludique ou de jouabilité. Certes c’est beau et à n’en pas douté très immersif mais est-ce que la rejouabilité sera là passée l’effet waouh ? Je ne pense pas !

A coté de ça on peut retrouver un certain nombre de jeux dédiés au casque PS VR comme RIGS, Ace Combat 7 ou EVE Valkyrie. Là l’immersivité est totale puisque le joueur prend directement place dans la peau du pilote. Cependant un nouveau problème fait son apparition, le Motion Sickness ; comprendre le syndrome qui embrouille ton esprit au point de te faire vomir ton petit déjeuner après une session de jeu. J’y reviendrais plus en détail dans un prochain article mais je l’ai particulièrement ressenti sur RIGS où justement le joueur est maitre de tous les mouvements de son personnage et à tendance à perdre son référentiel spatial. Si le corps ne bouge pas, le cerveau pense qui si et le retour à la réalité s’avère du coup bien brutal.

Et c’est bien là le nerf de la guerre pour la Réalité Virtuelle, proposer la meilleure expérience possible pour l’utilisateur sans pour autant se cantonner aux simples rails-shooter comme The London Heist (retour de la série The Gateway) ou Until Dawn : Rush of Blood qui fonctionnent admirablement bien sur ce genre de casques.

 

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Serait-on blasé ?

Parfois on se sent au final un peu blasé lorsqu’on finit par ne plus être heureux face à des trailers comme Uncharted 4 pourtant hyper réaliste. On encore par le poil soyeux d’un Ratchet & Clank exemplaire. Clairement au travers de toutes ces suites et ses remakes il est parfois difficile de discerner la prochaine IP prometteuse de la PS4. Je pencherais personnellement vers Ni-Oh fait par la Team Ninja, ô c’est très vieux, ça date de 2004 mais cette mouture de Dark Souls sauce samurai est plaisante. Au moins le héros est rapide, le gameplay est plus simple mais l’univers reste immersif et puis ça rappelle un peu Onimusha et Onimusha c’était bien. A l’inverse le nouveau REZ sort de nulle part juste pour surfer sur la vague VR, oui REZ était bien… y a 10 ans, ici on va juste finir par être drogué visuellement et atomisera les pauvres épileptiques. Pareil la scène des développeurs cloisonnés dans leur garage obtient une bonne place sur la console de Sony et permet d’expérimenter de nouveaux gameplays sans se perdre en couts graphiques.

Le pire c’est que 2016 s’annonce comme une année extraordinaire pour la PS4, Uncharted 4 arrivera rapidement, la VR semble destinée pour la fin d’année (si l’un des acteurs se décide à avancer un prix), Destiny continu d’apporter du contenu, les japonais abreuvent la console avec Kingdom Heart 3, les Final Fantasy et peut-être The Last Guardian. Et pourtant cette impression de vide persiste.

 

Défi réussi pour Playstation, faire parler de lui, mettre encore plus sa PS4 sur le devant de la scène tout en s’imposer comme un acteur majeur du marché de la VR à venir. Les spectateurs partant rapidement par ennui auront retenu et vu Final Fantasy VII Remake et c’est le principal. Il faut maximiser les ventes de ce titre aux coûts phénoménaux. Nous on retiendra une conférence un poil poussive et quelques fails, mais rien de gênant pour le propriétaire de PS4. Par contre pour la Vita

nov 24 2015

Emily is Away – l’histoire de ma vie

Emily is away petit jeu gratuit sur Steam. Et pourtant ce jeu peut mettre extrêmement mal à l’aise. Derrière ce simulateur MSN se cache une leçon de vie profondément injuste et pourtant trop réaliste. On parle à Emerly75, une amie du collège qu’on apprécie particulièrement et on entretiendra cette relation à distance durant 5 longues années.

Emily is away est un peu une mise en abîme de notre vie, de notre génération chattant sur internet, la fameuse génération MSN pour qui ASV ? ne signifie pas « accident cardio vasculaire » mais une méthode simple et rapide de mieux connaître la personne à l’opposé de l’écran. On essayera de passer pour un mec bien, de savoir ce que fait son amie, de la consoler et de tirer parti de ses déboires. Car le but sera bel et bien de la draguer …. Mais seulement une fois par an !!


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2015-11-24 00_22_42-SteamOn fera face à ses détresses, ses déceptions amoureuses, on l’admirera studieuse dans son travail alors qu’à chaque fois qu’on parlera de nos plans pour le weekend ce ne sera que beuverie car si on a le malheur de vouloir rester chez soi on écopera d’une petite pique. Emily c’est un peu la fille toujours cool avec toi, celle qu’on révérais tous d’avoir et qui prends soin de toi. Mais t’as toujours l’impression qu’elle fait les mauvais choix dans sa vie, que ce n’est jamais toi mais le connard d’à coté. C’est trop réaliste et pourtant trop cliché car, à lire du point de vue de l’homme, Emily est une mauvaise fille qui ne comprends pas que tu l’aimes, qui ne veut pas le comprendre. Et finalement tu comprends pourquoi ça ne marchera jamais, le jeu fonctionne par choix moraux mais parfois le jeu décide de ne pas écrire ce que tu as choisi, comme quand tu as peur de dire la vérité, au lieu de dire « Je t’aime » tu diras « « non rien, laisse tomber ».

Emily is away est une leçon de vie, tant pour les hommes que pour les femmes, c’est un jeu fort, qui parlera à la génération 90 élevée à MSN et ColdPlay et contient en plus énormément d’easter eggs qui prêteront à sourire. Je ne peux que vous conseiller d’écouter les groupes mentionner dans le jeu pour retomber totalement dans vos années collège et comprendre enfin la magnifique Emily.

 

nov 23 2015

[Film]Hunger Games 4 : La Révolte – De Panem à Paname

Parmi les films fantastiques pour adolescents, tous les sagas oscillent entre le moyen et le très mauvais, n’est pas Harry Potter qui veut. Et l’adaptation cinémascope de la saga de Suzanne Collins déroge quelque peu à cette règle. Pourtant ce n’était pas gagné car je trouve le roman très mal écrit bien que l’intrigue soit intéressante.  Si on a tardé le premier Hunger Games de Battle Royale pour adolescents hipsters hémophobes, le film s’en sortait au final pas mal et détonnait grâce à son esthétique digne de la Fashion Week. Le second épisode essayait de se renouveler en plaçant l’intrigue au centre de l’œuvre tout en proposant un Hunger Games différent des autres et chaotique. J’avais donc attendu avec impatience le 3ème film, censé clôturer une trilogie.

Fichons tout ça:

256927.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxRéalisateur : Francis Lawrence (Je suis une légende, Constantine)

Titre original : The Hunger Games: Mockingjay Part 2

Acteurs : Jennifer Lawrence (Katniss Everdeen), Josj Hutcherson (Peeta), Liam Hemsworth (Gale), Julianne Moore (Général Coin)

Date de sortie : 18 Novembre 2015

Durée : 2h16

Synopsis:

Alors que Panem est ravagé par une guerre désormais totale, Katniss et le Président Snow vont s’affronter pour la dernière fois. Katniss et ses plus proches amis – Gale, Finnick, et Peeta – sont envoyés en mission pour le District 13 : ils vont risquer leur vie pour tenter d’assassiner le Président Snow, qui s’est juré de détruire Katniss. Les pièges mortels, les ennemis et les choix déchirants qui attendent Katniss seront des épreuves bien pires que tout ce qu’elle a déjà pu affronter dans l’arène…

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Mais comme toute trilogie actuelle il est commun de diviser l’épisode final en deux parties, ce qui divisera d’autant la note finale des films. Car autant être clair, Mockingjay Part 1 était une sombre bouse délayant durant 2h les sentiments de la pauvre Katniss, dévastée par la perte de Peeta et utiliser comme actrice par la Rébellion. Ce qui aurait pu être dit en 10 min est montré durant 2 longues heures durant lesquels on a le temps de piquer dix fois du nez. Rajoutez à ça des nouveaux personnages qui, au-delà des têtes connues, n’apportent strictement rien au scénario et on a là le pire épisode de la série. Et puis les scènes d’action sortent de n’importe où, il se passe un truc de dingue qui n’a en aucun cas était prévu et qui n’aura aucune réelle incidence sur la suite. Non faire un money-shoot pour faire un money-shoot n’est pas une bonne idée, c’est pour cela que Transformers 4 est une sombre bouse. La Révolte Partie 2 a donc fort à faire pour nous faire oublier ce cuisant échec.

Guerre scénarisé et diffusée

Décidemment Hunger Games sort toujours au mauvais moment, après les attentats de Novembre, difficile de regarder ce film sereinement, certaines scènes faisant trop douloureusement écho aux récents évènements. Mais cela offre une double lecture plus facile de l’œuvre que je vais tenter de vous expliquer. Mais avant ça je vous conseille de vous taper le film Partie 1 parce que je vais spoiler et sans ça, impossible de tout comprendre

Katniss est donc allé sauver son chéri Peeta après avoir tué plein de monde en tournant ses spots de pubs, mais promis c’était pas fait exprès ! En plus d’avoir un charisme de bulot cuit, Peeta Mellack est devenu encore plus con et inutile qu’avant. Donc Katniss veut tuer le président Snow pendant que la Rébellion marche sur le Capitol.

Comme à Panem on adore la télé réalité, elle est suivie pendant tout le film par Nathalie Dormer qui tourne des vidéos pour PanemTube. Comme ça on encourage encore plus la Révolution. Globalement le film ne se prend pas trop la tête et mise tout sur l’action, le but étant de montrer le coté badass de l’héroïne cette fois-ci (ce qui n’empêche pas de parler des relations amoureuses et sociales de la belle).

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Ça marche pas mal, Katniss essaie de remettre en question son univers (enfin essaie durant 3 sec avant de redevenir totalement conne) mais n’arrive toujours pas à sortir de son rôle d’adolescente. « OMG je suis énervé car mon copain est lobotomisé, mais j’arrive toujours pas à savoir si je l’aime ou pas ». Elle e demande en gros si elle doit suivre la Rébellion ou si elle est trop instrumentalisé (oui elle est un peu conne je vous dis).

Un mort? Pas grave!

On retrouve le coté Hunger Games très orchestré et cela rend plus pas mal, c’est une fuite en avant continuelle avec une vraie remise en question des actions et de beaux moments de bravoures, certaines scènes nous collent au siège. A l’inverse le film nous sort des ennemis totalement incohérents avec l’univers, ils arrivent comme un cheveu sur la soupe. De même que foutent les pièges dans une ville, qui plus est la capitale de Panem, genre les habitants sont en sécurité mais pas les héros qui pourtant passent au même endroit. La cohérence bordel, elle est où la cohérence.
Et puis c’est quoi ces flashbacks qui n’en sont  pas, parfois les héros parlent d’une situation qui est censé expliquer une autre datant d’il y a deux ou trois films, sauf qu’à aucun moment ils ne remontrent la scène en question à l’écran. T’es donc censé t’en rappeler en tant que spectateur, et forcément tu te demandes de quoi ils parlent.
Et puis traite correctement les personnes secondaires, on a l’impression que seuls Peeta et Katniss sont important, on en a rien à foutre des autres, limite le film ne rappelle pas leurs prénoms et leur mort est totalement anecdotique ; « ah tiens il est mort, bon tant pis on avance » ; non, non et non, tu le connais ce personnage, tu ne peux pas le faire mourir sans utiliser par la suite sa mort, c’est quoi cette réalisation complètement à la ramasse.

Certaines scènes faisant trop douloureusement écho aux récents évènements

Alors qu’à coté le fond de l’histoire est bon, ça parle de guerre, de vengeance, d’une justice pas si juste que ça, des intérêts personnels de chacun. Si la plupart des rebondissements sont attendus, ils sont bien retranscrits et correctement exécutés. C’est finalement très scolaire et sans prise de risque.

Comment ne pas parler des attentats du 13 et 18 Novembre en visionnant ce film, certaines scènes font directement penser à cette tragédie et le ressenti de certains passages de La Révolte devient extrêmement fort, et met véritablement très mal à l’aise, accentuant ainsi la lecture de l’acte suivant. A un moment j’ai hésité à sortir de la salle tellement j’étais mal. A cause de ça, les héros deviennent presque des terroristes, des marionnettes de Daesh.

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La mise en scène, correcte mais inégale, dépense parfois trop dans des décors immenses mais inutiles alors que d’autres scènes auraient mérités une exposition plus travaillée. A force de vouloir rester dans le coté jeu on finit par montrer Intervilles à Panem, non tu ne peux pas faire mourir plein de monde et juste après faire rigoler tous les héros, non parler des histoires amoureuses des gens dans de telles situations est totalement con. Tu veux montrer la guerre ? Montre la guerre, on s’en branle des histoires annexes qui en plus ne servent à rien. Alors oui c’est surement comme dans les bouquins mais quand t’es réalisateur il faut prendre des risques, imaginez le reste de l’histoire au lieu de coller aux mots du roman.

Ce film c’est un peu un gâteau qu’on aurait loupé avec la recette sous les yeux, tous les ingrédients sont là, un scénario correct, une belle image, une esthétique crade et un univers sombre et violent mais le réalisateur se foire sur le mélange. Au lieu d’aller au bout de l’horreur, de tirer parti  d’une mort, il met de l’eau dans son vin, passe à autre chose, reste trop grand public. Résultat on reste sur notre faim, on ne retient rien, pire on est perdu lors de certaines transitions.

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J’ai apprécié La Révolte Partie 2 mais il ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je pense sincèrement que Francis Lawrence aurait gagné à faire qu’un seul film et clore en beauté la trilogie. Ici il multiplie les temps-morts, les tires-larmes que Jennifer Lawrence n’arrive pas à bien interpréter. Et c’est dommage car la technique est impeccable, l’univers est sombre comme jamais et le scénario reste correct mais à côté de ça la mise en scène et les situations sont à chier.. On est content que ça se termine et on ressort avec le sourire mais seuls les deux premiers films auront leur place dans notre filmothèque.

nov 13 2015

Nintendo Direct Novembre 2015 – le catalogue de fin d’année.

Difficile pour Nintendo de se remettre sur pied après la mort de Satoru Iwata, d’autant que ce tragique évènement est arrivé pendant la restructuration de l’entreprise, le passage vers le mobile et la présentation des nouveaux épisodes de licences à succés. Résultat 2015 fut, d’après moi, la pire année de Nintendo depuis un moment. Presque aucun jeu mais un Mario Maker qui cartonne et des Amiibos créant l’hystérie des collectionneurs, il faut dire que les 21 millions d’exemplaires vendus de ces figurines à 13€ épongent bien les pertes de la WiiU.

Ce Nintendo Direct symbolise le baptême du feu du nouveau président Tatsumi Kimishima, les joueurs voyant d’un mauvais œil ce financier pas du tout gamer prenant la suite du sympathique Iwata et du très souriant Miyamoto. Pour ma part j’avais espéré voir Reggie Fils-Aimé à la tête de la compagnie, financier, certes, mais il fait aussi figure d’icône paternel pour les joueurs n’hésitant pas à se caricaturer dans des sketchs aussi drôles que maladroits.
Nintendo n’est pas une grosse société, seuls 300 personnes environs forment le cœur de la firme dans les deux bâtiments de Kyoto. Les japonais ont toujours souhaité garder ce côté famille, accessible et sympathique, ce brin de folie fait partie de l’ADN Nintendo et une annonce sans cela c’est comme un thé sans miel.

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Malheureusement ce Direct fut présenté par Satoru Shibata, le président de Nintendo Europe dans une formule très simple et professionnelle. On a donc eu le droit à une liste de jeux à sortir prochainement et pour la plupart déjà connus. Néanmoins je peux vous citer les quelques annonces à retenir.

C’est Zelda qui a ouvert le bal avec plusieurs remakes et portages comme Zelda : Twilight Princess HD pour la WiiU, après la Gamecube et la Wii c’est la WiiU qui accueillera cet épisode très apprécié des fans. Néanmoins on a ici un portage facile, il n’y a pas vraiment de lifting graphique, on ressent le jeu de l’ère 128 bits, c’est bien dommage car Nintendo nous avait habitué à de beaux remakes. Il sera disponible le 4 Mars 2016 avec un collector regroupant l’OST et l’amiibo Link Loup qui n’est pas sans rappeler une statue ultra collector.

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Toujours pour Zelda, le prochain épisode est prévu pour 2016 sans plus de précision, le teaser, bien que joli, n’apporte pas de nouveaux détails. Ensuite la console virtuelle de la WiiU accueillera les deux Zelda DS, Phantom Hourglass pour 9.99€, si vous achetez les deux titres, le second ne vous coutera que 4.99€. Une bonne affaire donc car ces jeux sont très bons bien que sous-estimés. Pour la 3DS, le nouveau Triforce Heroes aura droit à un DLC gratuit par simple mise à jour ainsi qu’une démo à la fin du mois de Novembre.

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Toujours sur 3DS on pourra citer Monster Hunter X qui risque de déchainer les passions dans le Pacifique avec une New 3DS LL collector. Et l’adaptation 3DS de Zelda Hyrules Warriors arriva le 25 Mars 2016 avec encore une fois une 3DS XL collector dorée. Chez Mario il y aura un nouveau Paper Mario nommé. Tandis que Dragon Quest VII et VIII sont officialisés sur 3DS avec en prime des doublages japonais prévu pour nous.
Soyez attentif car Fire Emblem Fates a été annoncé dans nos contrées, le jeu sortira bien dans deux versions différentes, Birthright et Conquest. Et le DLC Revelation faisant le lien entre les deux campagnes sera achetable sur l’eshop mais en achetant la Fire Emblem Fates Special Edition vous aurez les trois histoires dans une seule et même cartouche ainsi qu’un artbook et une pochette. Le jeu s’avère excellent donc foncez.
En parlant de bon jeu, Bravely Second : End Layer sortira chez nous début 2016 avec une jolie édition collector. A réserver aux fans du premier opus de la 3DS. Pour les autres ils pourront jouer à Final Fantasy Explorers qui se fend aussi d’un collector. Et chez les japonais l’excellent et extrêmement rentable Monster Strike arrivera sur 3DS comme l’avait fait Puzzle&Dragons il y a quelques mois.

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A défaut de Pokemon Z (qui, espérons, sera annoncé dans une prochaine émission), c’est Pokken qui a fait son show avec le magnifique Shadow Mewtwo qui peut Mega évolué sous cette forme. C’est prévu pour 2016 sur WiiU et ce fameux Mewtwo sera achetable sous forme de carte amiibo. Sachant que cette carte sera incluse dans les premières éditions du jeu. C’est beau, c’est punchy et c’est un jeu de combat et 3D fait par Harada-san, le papa de la série Tekken.
Sur l’eshop on aura le droit à Pokemon Picross pour Décembre. Ainsi que les versions Pokemon Bleue, Rouge et Jaune pour 9.99€. Enfin, c’était très attendu par la communauté, en plus on pourra échanger ses Pokemon via le sans-fil (mais pas par Wi-fi je pense). De plus les japonais auront le droit à de magnifiques éditions boites, comme à l’époque avec la carte papier. Je vous renvoie vers mon article sur Pokemon Vert pour découvrir la version d’origine. Ça coutera seulement 1389Y – 10€ – au Japon.
Et on finira avec Pokemon Mega Donjon Mystere qui n’en finit plus d’être teasé. Il sortira chez nous le 19 Février 2016 sur 3DS.

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A part Pokken, l’actu WiiU n’est pas reluisante, Mario&Sonic aux JO de Rio 2016 est annoncé ainsi Fast Racing, une espèce de copie de Wipeout. Xenoblade Chronicles X sortira bel et bien le 4 Décembre et Starfox Zero est toujours décalé à 2016. Il s’est un peu amélioré graphiquement mais semble toujours moyen. Pour les collectionneurs il y aura encore de nouveau amiibo et on pourra jouer avec Cloud de Final Fantasy VII dans Smash Bros. Rien de bien palpitant donc si ce n’est le portage de l’excellent Mother 3 sur l’eshop japonais.

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Non présent dans ce Direct mais annoncé précédemment, l’arrivée de Nintendo dans les jeux mobiles par l’intermédiaire de DeNa. Fin Octobre la firme a montré Miitomo, un logiciel de chat avec des Mii. Pas vraiment un jeu, as vraiment un réseau social, Miitomo est une première passerelle entre le mobile et l’univers Miiverse de Nintendo. On sent que la firme souhaite garder son public dans son écosystème. Et si on s’en doutait, Big N confirme que les jeux mobiles seront tous free2play, modèle économique logique sur cette plateforme. Si on peut critiquer ce choix, on est obligé d’avouer qu’il a plutôt  bien fonctionné sur les F2P de la 3DS comme Pokemon Shuffle ou Rumble et on espère que le meilleur pour Pokemon Go !

On ne s’est pas vraiment ennuyé lors de ce Nintendo Direct mais on sent que la reprise est difficile, la firme de Kyoto se contente de réciter son catalogue de Noël et d’assurer quelques jeux avant la relève de la NX. Les joueurs auront de bons RPG à se mettre dans les mains. Les grosses annonces se font cependant attendre, notamment le nouveau Zelda qui n’a quasiment pas été montré. Pour ma part avec Pokken pour ma Wiiu et plusieurs RPG pour ma 3DS cela me suffit.

Du coup dites-moi en commentaires ou sur twitter si certains titres vous tentent !

nov 03 2015

Paris Games Week 2015 – enfin ouverte sur le monde

Alors que toutes mes connaissances semblaient découvrir le nouveau visage de la Paris Games Week le mardi après-midi, j’ai profité du mercredi pour partir à l’assaut des stands du salon.

Lever 6h30, un café, des œufs et du bacon plus tard et me voici dans le tram pour Porte de Versailles. Après plus de deux ans sans PGW pour ma part j’étais surpris, et heureux de voir le salon dans le plus grand des halls. Avec en plus une deuxième entrée pour la presse et les gens possédant un billet, bon au vu du nombre de personnes passant par cette entrée on sent une organisation quelque peu foireuse. Au moins on passe tranquillement et malgré le retard de mon collègue Magemo, on arrive dans le salon sans qu’il y ai grand monde

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Première surprise donc, c’est grand, espacé et bien agencé, ça fait presque bizarre de ne plus voir le stand Call of bloquer la moitié du salon. Nintendo accueille les familles, Just Dance gueule à coté et Xbox semble presque perdu dans son coin. Sur le côté Jeuxvideo.com fait face à Gameone et la Fnac tandis que Orange semble encore perdu un peu plus loin, c’est néanmoins pire pour SFR et Numéricable qui, profitant de leur partenariat avec l’ESWC, montrent un grand rien.

Pauvre scène ESWC , reléguée au fond du salon parmi les stands d’équipementiers frisant avec le mauvais gout. Prise en tenaille par l’auto-école de Villejuif, les casinos Partouche et l’expérience de VR beaucoup trop réelle de Tranckmania, on croyait presque voir une partie de Kamoulox grandeur nature.
La grosse nouveauté du salon sera sans conteste les boutiques de goodies horriblement chers mettant en avant de merveilleux t-shirts bas de gamme et des goodies Assassin’s Creed à la qualité de plus en plus douteuse mais aussi de plus en plus chers.

Néanmoins les nombreux stands dédiés au PC ont su faire battre mon petit cœur, de Games Workshop présentant toute une armée de Age of Sigmar à AMD poussant la réalité virtuelle en passant par les constructeurs comme Thermaltake qui montraient des boitiers à la limite de l’œuvre d’art (et je ne parle pas de l’horrible ThermalThor), j’aurais pu craquer pour un watercooling intégral si mon portefeuille me l’avait autorisé. On note tout de même la présence de nombreuses babes sur ces stands, comme quoi le petit monde des accessoiristes ne s’est pas passé le mot pour bannir ce genre de démonstrations inutiles. D’ailleurs c’est Burn Controllers qui a fait le buzz a se propos, enfin quand l’on voit la gueule juste immonde de certains de leurs customs on ne s’étonne même plus. Au moins les hôtesses de chez AMD étaient charmantes et connaissaient bien leur sujet, d’ailleurs mon constructeur favoris montrait de magnifiques mini-tours ainsi que leurs nouvelles cartes graphiques ultra-haut de gamme.

Revenons tout de même sur le salon pour admirer la guerre des consoles de Sony et Microsoft ; Nintendo étant hors catégorie avec son catalogue déjà sorti depuis longtemps (la mort de Iwata-san fut un réél coup dur pour la firme). Playstation avait un énorme stand, tellement énorme qu’il prenait la moitié du salon. Impossible donc de jouer à un jeu sans avoir une manette PS4 en main. Si Playstation ne me dérange pas, cette hégémonie de Sony est malsaine pour le jeu vidéo. Après avoir passer la journée à jouer à des jeux avec une Dualshock en main j’en vient à haïr cette horrible manette trop petite et trop cheap. Malheureusement cela impacte directement le gameplay de certains jeux devenant ainsi injouables pour moi sous cette configuration.
Et c’est bien dommage car Sony a mis les petits plats dans les grands, amenant exclusivités, stars et décorum impressionnant. Notamment Star Wars Battlefront qui, fort de ses 9 millions de joueurs lors de la beta, trônait sur le stand avec un énorme AT-AT et un immense StarFighter, de quoi asseoir encore plus la suprématie de l’Empire. Uncharted ferait presque pâle figure avec ses deux stands dédié au multi d’Uncharted 4 et à l’Uncharted Collection.

A l’inverse, les éditeurs plus modestes comme Bandai Namco , 2K et Deep Silver étaient pris entre deux feux et quasiment invisibles aux yeux du public. Si il était aisé de voir Battleborn, Homefront et Dragon Ball Extreme Butoden, je suis totalement passé à côté de Mighty no.9, This War of Mine et Dark Souls III. Drôle de mise en avant car le DLC de Bloodborne était lui bien achalandé.

Même constat pour Square Enix qui préfère montrer sa boutique de goodies plutôt que ses jeux à venir. Certains diront que de nombreux jeux étaient montrés sur la scène du stand… entre deux lâché de goodies. Et c’est bien dommage car si NiEr Automata et Deus Ex Mankind Divided étaient annoncés, je n’en ai pas vu la couleur, SE préférant mettre des bornes pour un Just Cause 3 trop similaire au 2 et plusieurs postes pour jouer à Final Fantasy XIV qui n’en finit plus de cartonner depuis sa mue. On appréciera la présence de la démo de Final Fantasy XV dont on souhaiterait plus d’infos que juste « regardez, on a une fille, des chocobos et on peut pêcher, lol ! ».

Fort de ses licences, Ubisoft avait l’un des plus trop stands du salon, bien organisé avec du Assassin’s Creed Syndicate, du Rainbow Six Siege et du The Division. Le public pouvait faire la queue autour du stand sans pourrir l’espace central. Et malgré l’infernal Just Dance c’était presque calme. Dommage que Michel Ancel ne soit pas venu présenter Wild… non je déconne Michel et Ubi ont divorcé il n’y a pas longtemps. On s’attendait presque à la venue de Bolloré, réclamant ses 16% de stand pour présenter Vivendi.

La conférence Playstation chroniquée précédemment aura permis d’amener de grands noms sur le salon. Chose improbable et émouvant j’ai pu croiser le petit mais puissant Andrew House, CEO de Sony ainsi que Shuhei Yoshida, ni plus ni moins que le grand patron de Sony monde. Plus tard c’est Yves Guillemot qui est venu admirer ses troupes tandis que la secrétaire au numérique Axelle Lemaire s’est faites interviewer de nombreuses fois lors de sa visite de mercredi. On a hâte de voir ses dernières mesures en action, la France devenant un acteur très important du jeu vidéo dans le monde. Le point d’orgue de la semaine fut la présence de Yoko Taro, directeur de NiEr Automata qui a montré le tout premier trailer de NiEr en plus de répondre aux nombreuses interrogations sur le jeu. Preuve que la France est bel et bien un important consommateur de J-RPG.

Cette édition était étrangement calme, pas de bousculade, de queue de 10h ou d’éditions collectors jetées en pâture aux fans ayant attendus dans le froid. Même les stars de Youtube pouvaient, à peu près, circuler sur le salon. Mieux encore les parents avaient la possibilité de jouer avec leurs enfants sur la PGW Kids, les professionnels signaient des contrats dans la Game Connection et la presse prenaient rendez-vous pour voir les jeux sans se prendre la tête.
La Paris Games Week devient donc un évènement international, si elle peine encore à intéresser la presse mondiale et à proposer suffisamment d’espace, on espère récupérer encore plus de halls l’année prochaine pour une édition bien plus somptueuse.

N’hésitez pas à partager cet article sur vos réseaux sociaux favoris et restez connecté car je vous parlerez plus en détail de la Réalité Virtuelle ainsi que des différents jeux du salon.

oct 27 2015

Playstation, en conférence à la Paris Games Week

Pour une fois la Paris Games Week est intéressante, fini le catalogue de Noël, les jeux déjà sortis et les annonces « exclusives » du trailer d’il y a 6 mois mais en français. Sony, cette fois-ci, fait une conférence juste avant la PGW. Oui une véritable conférence type E3 et Gamescom, car justement le candidat bleu n’avait pas fait de grande messe lors du salon allemand. Choix logique vu que la Gamescom était assez proche du mondial de Los Angeles. PlayStation a donc cette année fourbi ces armes, préparait du lourd et envoyait du gros son.

Bon le début est très mou, ponctué de blancs dans le public juste priceless. L’assistance étant bien plus intéressée par les petites productions comme Tearaway ou Rocket League que par les gros blockbusters vus et revus depuis 7 ans. Je crois que le public français n’est pas très attiré par la musique de boité et les trailers boum-boum de début de conf. En même temps l’assistance était constituée de journalistes et de la presse étrangers, bien loin des fans hardcores applaudissant à chaque trailer des autres conférences mondiales.

il faudra un jour envoyer le moteur de Quake datant de 1999 à la poubelle

Pour une fois c’était Call of Duty qui ouvrait le bal avec un trailer mettant en avant l’absence de graphismes HD, sérieux c’est toujours aussi moche, il faudra un jour envoyer le moteur de Quake datant de 1999 à la poubelle et au passage le présentateur à essayait de nous vendre la PS4 collector aka la PS4 la plus moche du monde. Et Star Wars Battlefront essayait toujours de séduire les fans en mettant des demoiselles dans le trailer avec du gameplay sur les fameuses maps de la bêta, à croire que le jeu hors DLC ne contient que 3 maps.

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Malgré un manque cruel de rythme et quelques applaudissements polis, Ono, le producteur fou de Street Fighter est sur scène avec des petits oiseaux sur la tête. Oui les japonais sont un peu fous, surtout lui. J’ai pu, pour la première fois, voir Street Fighter V et c’est plutôt joli en fait, c’est un style assez différent du précédent et ça essaie de sublimer les coups des personnages. Dommage que les arrière-plans soient un peu trop typés.
Et il passe le relais à Harada-sensei, qui ne sera pas jouable dans SFV, mais nous a un peu… beaucoup parlé de Tekken 7 est de l’histoire du titre qui sera assez développé, le jeu se place comme une préquelle et devrait approfondir l’historique de la famille Heihachi.

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Et tout d’un coup un nouveau jeu est apparu, Boundless, encore une espèce de Minecraft-like avec un univers en voxel, j’ai presque eu l’impression de voir Planets3, on passe différents portails pour changer d’environnements. Ça donne un petit air Stargate typé MMO, honnêtement j’ai hâte d’en voir plus car c’est beau et coloré. En parlant de coloré, No Man’s Sky est encore revenu sur scène avec un trailer vraiment prometteur, un concurrent très sérieux à Elite Dangerous et consorts. D’autant que No Man’s Sky a eu une date de sortie, Juin 2016.

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Matterfall quant à lui, est signé Housemarque, le studio de RESOGUN. On a juste eu un trailer plutôt punchy mais qui rappelle énormément Warframe. Problème on ignore au final tout du titre. Par contre le prochain Ratchet&Clank sur PS4 pue la classe, c’est super beau, coloré, avec un univers très riche, le genre de jeu qui mets la console à genoux c’est encourageant.

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On sent que la conférence commence à se terminer car Sony brule ses très grosses cartouches, du gameplay de Horizon Zero Dawn, globalement mon chouchou de l’E3… la douche froide ! Le gameplay est mou au possible, on peut chasser les animaux-robots avec des pièges, les faire fuir, les traquer mais ce n’est pas dynamique, on dirait du Monster Hunter plus basique. Et quand le gros T-Rex arrive on s’entend à un boss épique… mais là encore non, la démo nous montre un mode photo totalement osef, l’animal n’est pas du tout mobile et en trois tirs c’est réglé. Sib l’univers est vraiment cool le reste ne suit pas.

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CSWHFB_WsAAEGYmA l’inverse Wild, le jeu de Michel Ancel montré à la fin de la conférence est tellement fou, on contrôle un chaman qui peut contrôler les bêtes. Et on joue l’animal en question c’est vraiment très onirique. Si les textures sont un peu faiblardes, la profondeur de champ est juste folle, surtout que c’est un monde ouvert, avec un aigle par exemple on peut le parcourir en volant. Ici on voyait le chaman sur un ours, chose qui ne déplairait pas à Vladimir Poutine, commençant à attaquer un camp d’humain faisant des sacrifices. Ça a l’air top, avec les animaux on peut attaquer des camps pour restaurer la terre, invoquer des divinités et parcourir un monde assez diversifié. Un petit côté From Dust dans l’esprit, c’est vraiment un titre de fou que nous propose Michel Ancel.

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En parlant de français il y avait forcément David Cage, qui a parlé 10 longues minutes sur l’Emotion et comme quoi il avait repris le projet Kara car cela lui tenait à cœur. Tout ça pour annoncer Detroit Become Human, un monde cyberpunk très très proche du notre où l’on peut acheter des robots humanoïdes. C’est très classe, assez flippant si notre société devient ainsi. On peut y voir des humanoïdes en vitrine, enfermé, exclus de la société qui les a construits. On sent l’inspiration A.I, I. Robot ou la série Real Humans, mais là encore quel sera le gameplay de ce titre très prometteur ?

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A côté de cela on voyait que les japonais était aussi à l’honneur puisque Kazunori Yamauchi était présent pour présenter le futur Gran Turismo 7 nommé GT Sport, il a parlé très longtemps pour ne rien dire, d’autant que le jeu semble rien apporté de nouveau si ce n’est un réalisme accru. De même pour le DLC de Bloodborne qui ravira les fans. Perso j’adore l’univers super glauque, dommage que les check-points soient aussi mal répartis.
Si la Vita est morte, Sony essaie de conserver ses licences puisque, chose étonnante, Gravity Rush 2 était présenté, c’est une bonne surprise car le premier était excellent et son gameplay original basé sur le changement de gravité permet d’avoir un jeu assez exigeant et très différent des jeux d’actions conventionnels.

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On ne parlera pas trop de « dreams » fait par ceux de Little Big Planet, premièrement parce que j’ai absolument rien compris, deuxièmement parce que c’est chiant à regarder et troisièmement parce que les mecs ont dû abuser de space cakes vu le taux de gâteaux colorés de cet univers limite creepy.

On va se taper un bon paquet de démos immersives

On finira par LA grosse partie de cette conférence, le Playstation VR alias Morpheus. Le casque de Sony devrait bientôt sortir mais là encore personne ne donne de date ou de prix, conscient que le premier à annoncer un tarif sera aussi le grand perdant, ses concurrents ayant tout le loisir de s’aligner à la baisse par la suite. On sent qu’on va se taper un bon paquet de démos immersives pour tout et n’importe quoi, à tel point que les jeux présentés servent juste de démos techniques pour un casque encore mystérieux. Si Until Dawn et Gran Turismo espèrent tirer parti de la VR, c’est RIGS qui base tout son gameplay là-dessus, c’est un combat d’exosquelette en arène typé esport. Et si le trailer est plutôt convainquant je ne pense pas qu’un jeu compétitif en réalité virtuelle soit la meilleure solution ; le joueur aura tôt fait de rendre son petit déjeuner avant la fin de la partie. De même pour les spectateurs qui risquent de ne pas comprendre grand-chose à l’action.

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A l’inverse Crytek propose Robinson The Journey, une expérience au temps des dinosaures, et visuellement ça claque, ça semble vraiment immersif, un vrai Jurassic Park. La question est ; pourquoi, pourquoi se lancer dans la VR alors que la société est proche de la faillite et peinant à vendre son moteur pour rembourser ses pertes. Si les casques de réalité virtuelle sont à la mode, il faudra aussi que le public les achète, et ça ce n’est pas forcément gagné, donc tout miser dessus est une stratégie assez bancale.

Bref dans l’ensemble la conférence Sony à la Paris Games Week était bonne, si le rythme n’était encore parfait, ponctuée de blancs en attendant des applaudissements n’arrivant pas, elle aura eu le mérite de mettre le salon de Paris sur le devant de la scène internationale. On espère ainsi une meilleure organisation du salon. Si cette année je suis obligé de venir en tant que simple visiteur, la presse devait se prendre des créneaux de rendez-vous, permettant vraiment de montrer des choses originales et mettant, je l’espère, fin au bordel ambiant qu’il y a à chaque salon.

oct 26 2015

#AcerPredator, vers un haut de gamme plus innovant

La Paris Games Week approchant, l’équipementier Acer a invité quelques blogueurs à découvrir leur collection Automne-Hiver 2015. La gamme Predator, taillée pour les gamers. C’était près du centre Pompidou que l’on a été accueilli, ça faisait longtemps que je n’avais pas été à un évènement presse, et celui-ci était particulièrement plaisant.

On a pu faire un laser game en 2v2 ou 3v1 en sous-sol. Si je n’avais pas pratiqué la chose depuis un moment j’ai trouvé ça plutôt motivant et amusant. Finalement ce n’est pas très différent d’un Call of, l’assistance à la visée en moins. En plus j’ai fini premier ex-aequo de la soirée ce qui m’a rendu pas peu fier ! Dommage que le tournoi de Trackmania nations valu beaucoup trop de points par rapport au laser-game, sinon à moi la tablette ^^.

Un vrai tueur

L’important reste néanmoins les nouveaux produits qui m’ont, mine de rien, fait forte impression. Tout d’abord les portables Predator 15 » et 17 » avec leur design agressif et résolument gamer, une bonne ventilation et un clavier chicklet rétro-éclairé – que je ne trouve pas pratique pour jouer, mais c’est personnel. Avec des i7 6700HQ qui ont de bons retours, de la DDR4 et un slot SSD en PCi-Express, choix étonnant mais salutaire. Le tout accompagné d’une, ou deux, GTX 980M ; en gros c’est pas mal ! Cependant les PC sont du coup vraiment lourd et la batterie ne risque pas d’être au rendez-vous.
Choix étonnant, si les deux portables disposent d’un écran Full HD (1920 x 1080), c’est la version 15 » qui propose en option une dalle 4K (3840 x 2160). Et dieu c’est que je trouve le 4K débile sur des petites diagonales. Les tarifs sont par contre assez correct, 1599€ pour le premier des 15 » et 1799€ pour les 17 ».

Je préfère ne pas trop vous détailler les desktops G3 et G6 me semblant bien trop cher et avec un look trop kikoo-tuning, ces modèles s’appuient sur un i7 et une GTX 980 ou une Titan X. Ils semblent néanmoins ready pour les jeux en Ultra HD, dommage que le boitier Armor soit aussi tape-à-l’œil et plastique car l’ensemble est silencieux.

La tablette Predator 8 était plutôt marrante si on écarte son look trop agressif. Elle dispose d’un classique écran HD affichant de belles couleurs, un GPU Intel et surtout 4 haut-parleurs pour un son très spacieux. On pouvait jouer à une espèce de Project Gotham Racing, c’était fluide et joli. Ca m’impressionne de voir que les tablettes font désormais tourner des jeux aussi beau que le début de la génération précédente.

Ce qui m’a vraiment bluffer c’est surtout l’écran incurvé Predator Z35. La bête fait 35 » en format 21 : 9, taux de rafraichissement de 200Hz, support G-Sync sur une définition de 2560 x 1080. Et les couleurs sont vraiment magnifiques, l’écran incurvé c’est la vie, tellement immersif. Et je n’imagine même pas avec un bon film 1080p diffusé dessus ! En jeu on a un bien meilleur angle de vision et dans Project Cars par exemple la vue cockpit n’en est que plus immersive. Bon 1099€ la machine tout de même !!
L’autre joujou sympa c’était le Predator Z650, un rétro-projecteur pour gamer, on a que très peu d’info dessus mais c’est un peu le truc qui me fait réver. D’autant que malgré la salle très éclairée, le projecteur diffusé une image très net et grande malgré le peu de recul de l’engin. A suivre début 2016.

 

C’est à peu près tout sur les nouveautés d’Acer. C’est pas mal et innovant, dans l’ensemble je trouve les prix correct mais la gamme entière a du mal à choisir sur quel pied danser, un design racé et solide pour ses portables et écran ou un design kikoo et très cheap pour le reste. C’est dommage ne pas avoir uniformisé toute la gamme Predator vers de l’aluminium ou du plastique dominé teinté de rouge. Bref si vous voulez voir tout cela par vous-même, rendez-vous au stand de la société à la Paris Games Week.

oct 20 2015

Star Wars 7, The Launch Awakens

Comme le hype train est proche de l’arrivée, autant vous aidez à vous préparer au lancement du film le plus over-hypé de la décennie qui sortira chez nous le 16 Décembre 2015, Le Réveil de la Force. Il faut avouer que l’évènement est assez important, c’est le lancement d’une troisième trilogie qui, après avoir marquée nos parents et ma génération, va à son tour marquer les plus jeunes. Néanmoins je pense que Disney aurait dû attendre encore quelques années avant de relancer la licence, mais bon ce n’est pas comme si la boite de Mickey ne pensait qu’au pognon…

C’est le compte Instagram @starwars qui a révélé l’affiche finale du film. Affiche restant dans la plus pure tradition de la saga avec l’univers de l’épisode, les héros et les méchants du film. On pourra noter que le style est plus clean que pour les autres trilogies, on perd ce côté un peu vieillot voir pastelle pour un rendu très photoshop, propre et moderne. Trop peut-être, Disney ne prend aucun risque et garde le style de toutes les affiches actuelles. Néanmoins les personnages affichés sont variés, on retrouve la dualité entre la Force et le coté Obscur, l’héroïne – surement – est tourné vers le grand méchant tel un défi lancé à l’Empire. Et pour cela elle est soutenue par tous les anciens, des personnages que l’on connait très bien, Han Solo, R2D2 et C3PO et le poilu Chewbacca avec bien sur le Faucon Millenium, symbole de toute la saga.

Enfin on peut voir, en haut à droite, ce qui semble être une nouvelle Etoile de la Mort! Elle ressemble pas mal aux premiers croquis du designer Ralph McQuarrie pour le Star Wars de 1977.
Le premier plan est occupé par l’armée de clone disséminée de part et d’autre du logo, sont-ils alliés ou ennemis ? Seul le film nous le dira.

Star wars 7 affiche finale 1

Pour parfaire tout cela on a eu le droit à un magnifique trailer de lancement, vidéo que vous verrez surement avant toutes vos séances de cinéma dans les semaines à venir. Une bande-annonce plutôt calme, qui pose l’histoire tout en présentant les nouveaux personnages,  des vaisseaux qui font piou-piou, une fille qui a l’air plutôt badass et des mecs en noir avec un crucifix laser, featuring Indiana Jones, Groot poilu et d’autresv mecs en noir. Star Wars : Le Réveil de la Force s’annonce comme une aventure, un renouveau où chacun a sa place.

Attention ça peut spoiler pas mal! (en VO ici )

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Et si vous êtes pressé et que vous connaissez votre planning pour les deux mois à venir, vous pouvez réserver votre place de cinéma. L’idée flaire bon le coup marketing d’envergure doublé d’un bon moyen de rentabiliser le film avant sa sortie (même si celui-ci est nul), les cinémas pourront aussi se targuer d’avoir réalisé plusieurs millions de pré-entrées. Si on peut y voir un intérêt pour aller à une séance le mercredi, cela se justifie moins pour les autres jours, notamment en semaine où les cinémas risquent d’être vides. Enfin je dis ça, je ne dis rien…

D’autant plus que la France sera le premier pays au monde à visionner Star Wars : The Force Awakens le
Mercredi 16 Décembre, en effet les films sortant le mercredi en France, il aurait été difficile de décaler les séances à vendredi 18 pour coller à la sortie US. Bonne nouvelle donc puisqu’on pourra spoiler comme des porcs tous les ricains, de quoi nous faire encore plus détester sur 4Chan et Reddit !!

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Parmi mes inquiétudes personnelles on ne retrouve pas la disparition de Luke Skywalker de l’affiche, car je n’en ai strictement rien à faire, mais tout le tapage marketing derrière le droïde BB-8. Je crains en effet que celui-ci ne serve que de sidekick rigolo et exaspérant comme l’était Jar-Jar Binks. Ou encore des scènes d’actions trop présentes quitte à effacer le scénario comme c’est le cas dans trop de films récents. Et ce sabre laser en croix, ce sabre laser, quel facepalm permanent, quel manque de gout. Bref si Star Wars : The Force Awakens sera surement très bon sur grand écran, l’épreuve du feu sur petit écran risque d’être plus difficile si on juge par rapport aux films récemment sortis.

Pour les parisiens vous pouvez passer à l’Expo Contre-Attaque du 10 octobre au 15 janvier 2016 à la galerie d’art SAKURA pour y voir gratuitement quelques 150 œuvres non-officielles mais réalisées par des artistes talentueux influencés par Star Wars. Du détournement à la sculture en passant par les LEGO c’est l’occasion de voir à quel point la saga de Georges Lucas a influencée toute la pop-culture moderne.

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Sinon vous pouvez toujours jouer à Star Wars Battlefront si vous ètes un bon gros fanboy, que vous aimez les FPS bordéliques et mal équilibrés avec du spawn kill, que le pilotage de vaisseaux façon chauffeur bourré n’a pas de secret pour vous et que vous appréciez passer 20 min pour trouver vos amis en jeu. Y a pas à dire il a l’air bien ce jeu, surtout avec le season-pass pour 50€ de plus. Au moins le trailer fait envie c’est déjà ça…

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Et vous ? Comptez-vous aller voir Star Wars 7 rapidement après la sortie ? Ou préférez-vous Star Trek comme les américains !!

oct 05 2015

One Punch Man, le manga qui bouleverse les codes du manga

Le Japon est un pays très traditionnaliste, le moindre changement devient affaire nationale et chacun reste dans son petit monde. C’est particulièrement le cas dans le manga, univers très codifié et soumis à des règles immuables. A cause du système de votes hebdomadaire pour choisir les meilleurs chapitres de chaque magazine, les mangakas sont obligés de modifier leur histoire au jour le jour, de coller à la mouvance générale. On se retrouve ainsi avec des styles graphiques similaires, des personnages se ressemblant trais pour trais et un scénario suivant la même construction d’œuvre. Et c’est là qu’arrive ONE un japonais qui a créé son webcomic sur la toile et agrégé sa propre communauté autour. Comme Boulet Maliki, Commitstrip ou LaBDduCube chez nous, il publie régulièrement son petit strip qui s’intègre dans son propre univers.

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Les japonais ont adoré, le gars à presque 90K followers sur twitter c’est un vrai phénomène… et ça casse totalement les codes du manga traditionnel. Explication de l’histoire :

Saitaman en a marre de la vie, japonais de bureau basique, métro-boulot-dodo. Alors qu’il vient de se faire virer il rencontre un crabe géant qui veut buter un gamin au menton proéminent – oui l’univers est totalement barré, sans vrai cohérence… et c’est génial – comme il n’en a plus rien rien à faire de la vie il décide d’exploser le crabe. Suite à ça il partira s’entrainer 3 ans jusqu’à devenir l’homme le plus fort du monde capable d’exploser le moindre ennemi d’un coup de poing.

Déjà ça pose les bases, le mec est ultra balèze de base, les ennemis sont de plus en plus nawak et pourtant personne ne reconnait la puissance du héros. Rajoutez à ça une combinaison moulante digne des super-héros américains les plus kitsch, un crâne aussi lisse qu’un œuf, et un tempérant de blasé notoire. Les méchants sont de plus en forts au fil du manga mais aussi de plus en plus débiles et haut-en-couleurs.

Clairement One Punch Man est un gag-manga mais très orienté shônen, faisant fi des situations débiles, des punchlines répétitives et du ecchi à outrance. Saitaman ne veut même pas devenir plus fort, au contraire ça l’énerve de battre tout le monde en un seul coup de poing et voudrait pouvoir rester cloitrer dans sa chambre sans qu’on vienne le déranger. Anti-héros au charisme de poule il devient pourtant ultra badass dès qu’il combat. Rajoute à ça des combats dynamiques as-fuck et OPM devient ultra génial.

  

 

Du coup la Shueisha lui a proposé un contrat cinq étoiles, publier le manga en retravaillant les « nemus » de l’auteur sans modifier les strips d’origine. De plus c’est le dessinateur de Eyeshield 2, Yusuke Murata, qui s’y colle, le résultat est bien plus léché que de nombreuses œuvres du Shônen Jump et ne trahit pas le coté gag-manga de ONE. Le succès ne se fait pas attendre et 9 volumes sont sortis depuis 2012. Chez nous c’est Kurokawa qui touche le gros lot et qui sortira le premier tome en Janvier 2016. Fait rare les teams de scan-trad ont joué le jeu en supprimant leurs traductions pour laisser le champ libre à l’éditeur. Il faut dire que celui-ci est connu pour être à l’écoute des fans en proposant des traductions d’excellentes qualité, un bon papier et de nombreux évènements autour des licences.

Les plus curieux et les lus impatients pourront suivre la série chez ADN en Simulcast. Là encore la Shueisha a dépensé sans compter avec une animation d’une rare qualité, hyper dynamique, n’abusant pas des plans fixes ou des zooms dégueulasses. En termes de shônen ça se pose là.

Personnellement je n’étais pas très enthousiaste par rapport à One Punch Man, je m’attendais à un shônen très classique alors que c’est au contraire totalement barré, ça fait plaisir de voir un manga où la logique est inexistante, ça va loin, très loin et au passage ça se moque pas mal des comics américains.

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